Trois jours chez ma mère par François WEYERGANS (2005)

Publié le par Restling

trois-jours-chez-ma-mere-copie-1.jpg4ème de couverture : «Dans le train, il colla sa tête contre la vitre et aperçut en surimpression, flottant au milieu d’un décor de broussailles, un visage blême et crispé, le sien, avec son front reconnaissable, haut et dégarni, ses paupières gonflées et sa bouche aux lèvres minces. Il eut envie de se dire à lui-même : “Qu’est-ce que je peux faire pour toi?” Ce visage si près du sien lui inspirait une profonde sympathie.» Nuit après nuit, un homme très perturbé se protège en évoquant son passé – tant de voyages, tant de rencontres amoureuses qui restent obsédantes. Sa mémoire lui donne le vertige. Ses souvenirs l’aideront-ils à aller mieux? Il s’invente une série de doubles qui mènent une vie sentimentale tout aussi agitée que la sienne. Il voudrait aller rendre visite à sa mère. Elle vit seule en Provence et aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il a d’abord un travail à finir. Sa mère lui déclare : «Au lieu d’envoyer des fax à ta dizaine d’amoureuses, tu devrais publier un livre, sinon les gens vont croire que tu es mort.» Mieux que personne, François Weyergans mêle la profondeur et l’humour, l’émotion et le rire, dans ce roman qui affirme avec force les pouvoirs de la littérature.

 

Livre choisi totalement au hasard sur une pile de livres alors que je ne séjournais pas chez moi et que j’étais donc plutôt loin de ma PAL. J’ai hésite entre celui-ci et Pour un jour de plus de Mitch ALBOM. Malheureusement, j’ai choisi celui-ci.

Et alors que je ne connaissais pas l’auteur (depuis, j’ai lu un article sur lui dans Gala –chez mon coiffeur, cela va de soi -), j’ai été prise d’une antipathie féroce pour le narrateur, qui se confond avec l’auteur.

En effet, le livre traite d’un écrivain qui ne passe pas assez de temps avec sa mère et qui écrit un roman intitulé Trois jours chez ma mère… Quel grandiose jeu de miroirs pour le personnage égocentrique qui se trouve au centre de ce récit !

Je reconnais n’avoir pas tout lu car une centaine de pages m’ont suffi à abhorrer cet écrivain intello, hautain et pédant qui prend plaisir à nous raconter par le menu ses aventures sexuelles sordides, et à nous les raconter deux fois, qui plus est, en changeant uniquement le prénom !

Je sais que ce roman a reçu le prix Goncourt mais pour ma part, si je lis, ce n’est certainement pas pour ressentir tout au long de ma lecture que l’auteur a atteint un niveau de compréhension, d’intelligence et de culture teeeellement supérieur au mien.

Tout le monde l’aura compris, j’ai détesté ce livre et je compte bien ne plus jamais m’approcher d’une œuvre de cet auteur.

Et juste pour vous, un petit florilège de quelques unes des phrases qui m’ont fait bondir.

« Le jour où mes petits-enfants découvriront les livres de [Francis Scott] Fitzgerald dans ma bibliothèque, ils se demanderont comment j’ai pu m’intéresser à ces histoires trop sentimentales. »

« Il faut avoir été en analyse pour comprendre […] un raisonnement aussi tordu. »

« Trois jours, c’était la durée trop courte dont ma mère ne voulait pas entendre parler, et la mère, qui serait celle du personnage que j’allais inventer, devenait inexorablement pour tous ceux à qui je demandais leur avis sur ce titre, la mienne… »

« Mon idée, c’est que, plus on est cultivé, plus on s’amuse en faisant les courses. Je choisis les pommes de terre en hommage à Van Gogh, les salades en me souvenant que Rabelais écrivit : "Dieu n’a pas créé le carême mais les salades." »

Publié dans Romans

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Aurore 09/04/2010 21:16



Blondel oui! Faudrait p'tre que je lise son Baby-sitter d'ailleurs...



Restling 10/04/2010 09:48



Euh pas sur... Moi j'ai bien aimé mais il a provoqué pas mal de déceptions...



Aurore 07/04/2010 21:01



Je croyais que tu avais pris les deux!! :D Je ne sais pas si le M. Albom t'aurait plus plu... Enfin, sur la plage avec un prozac, moi je n'y arrive déjà pas, alors, en cemoment, avec le ciel tout
bas!! Le seul avantage aurait été que tu aurais évité un auteur franco français qui m'a bien l'air de correspondre au pil à tout ce qui me fait detester la litté française (y'en a qui sauve le
tout mais ça se bouscule pas au portillon!!)



Restling 09/04/2010 19:47



Lol ok, j'ai bien compris : la prochaine fois, je ne touche pas au Mitch Albom non plus et j'emporte une partie de ma PAL avec moi en cas de déplacement !


Sinon, d'habitude j'aime plutôt bien la littérature française, j'ai même des petits chouchous (ah Blondel !) mais là, pour le coup, il m'a calmée le monsieur !



Leiloona 07/04/2010 09:26



Hi, hi, j'aime bien lire ce genre de billets aussi. ;)



Restling 07/04/2010 20:51



Il vaut mieux lire le billet que le livre !



Aurore 06/04/2010 21:06



Je n'en ai pas vraiment entendu parler... Mais malheureusement, je ne sais pas si le Mitch Albom va te consoler...



Restling 07/04/2010 20:50



En fait, je l'ai laissé là-bas le Mitch Albom mais si j'avais su... *soupir de regret*



Anjelica 06/04/2010 20:37



Comment dirais-je ? Je passe tranquillement mon chemin...Sexe arogance et suffisance, très peu pour moi !


De plus, déjà que je ne sens pas suprêmement intelligente, j'ai pas besoin de le ressentir à chaque page d'un roman...



Restling 07/04/2010 20:49



En effet, si tu es d'un caractère plutôt modeste, il vaut mieux ne pas lire ce livre, j'ai vraiment trouvé le narrateur puant !