L'Ombre du vent par Carlos RUIZ ZAFON (2001)

Voilà enfin LE coup de coeur de 2009 !
Je referme ce livre les larmes aux yeux non parce que c'est triste (mais un peu tout de même) mais parce que c’est beau.
Tout, absolument tout, m’a enchantée dans ce roman : l’histoire, le style, la narration, les récits qui s’imbriquent, Barcelone présentée comme une femme, une femme magnifique que nous parcourons au fil des pages…
A 10 ans, Daniel est conduit par son père, libraire, au Cimetière des Livres Oubliés, où il doit choisir un livre. Daniel choisit L’Ombre du Vent de Julián Carax sans se douter de la manière dont cet ouvrage va déterminer sa vie. Il est immédiatement subjugué par ce roman et intrigué par son auteur, dont toutes les œuvres ont disparu ou ont été détruites.
A l’âge de 16 ans, Daniel débute une enquête sur Julián Carax, véritable personnage de tragédie, insaisissable, mystère à lui tout seul. Au fur et à mesure de ses investigations, Daniel va rencontrer de nombreux personnages et recueillir leurs histoires, eux qui ont approché de près ou de loin l’énigmatique Julián Carax. Au gré de leurs récits, on traverse la Barcelone de la guerre civile, de l’après-guerre.
Plus le roman avance et plus nous sentons que Daniel et Julián sont inextricablement liés, Daniel est Julián et Julián est Daniel.
Ce titre méritait amplement sa place au milieu de la méga-liste du défi Blog O Trésors et ce fut une magnifique découverte pour moi.
Pour tous ceux qui ne l’ont pas encore lu, n’hésitez pas, courez-y !
Edit pour ma copine Blanche-Neige si elle passe par là : la prochaine fois que tu passes à la maison, tu repars avec.
« Je lui dis comment, jusqu’à ce moment-là, je n’avais pas compris que cette histoire était une histoire de gens seuls, d’absences et de disparitions, et comment, pour cette raison, je m’étais réfugié en elle au point de la confondre avec ma propre vie, comme quelqu’un qui s’échappe d’une page de roman parce que ceux qu’il a besoin d’aimer sont seulement des ombres qui vivent dans l’âme d’un étranger. »
« Et surtout, je me souviens […] de mon père qui avait dormi sur cette chaise pendant sept nuits, en priant un Dieu auquel il ne croyait pas. »