Chroniques de l'asphalte 2/5 par Samuel BENCHETRIT (2007)
4ème de couverture : Et revoilà le Bench. Cette fois, c'est l'arrivée à Paris. Les petits boulots. Les chambres de bonne. Les filles qu'on croyait être des filles mais qui n'en sont pas vraiment. Les chiens qu'on croyait être des chiens mais qui n'en sont pas vraiment. Des rendez-vous dans des cimetières. Des rencontres aux comptoirs de bars. Des prépuces retrouvés... Un livre avec la plus vieille femme du monde. Une princesse. Cari Lewis. Francis Bacon. L'homme invisible... Et puis, si vous avez toujours voulu savoir comment cinquante skins se sont fait avoir par un seul Noir, lisez les Chroniques de l'asphalte 2.
J'avais acheté le 1er tome des Chroniques de l'asphalte sur un coup de tête (non non, ce n'était pas par voyeurisme pour voir si il parlait de Marie Trintignant, d'ailleurs rassurez-vous, pour l'instant, il n'en parle pas, non c'était parce que le titre ainsi que la couverture - dessin de Lou Doillon, on est à fond dans le people :-p - me plaisaient) et j'avais passé un bon moment. Contrairement à Récit d'un branleur qui m'avait passablement ennuyé.
Bref, du coup, quand le second tome est sorti en poche, je l'ai acheté aussi.
Au départ, mes réserves étaient les suivantes : ce livre serait-il paru si il n'avait pas été l'oeuvre de Samuel BENCHETRIT ? (en toute objectivité, mon avis est toujours que non) N'y a-t-il pas un peu (beaucoup) de mégalomanie à décider d'écrire ses mémoires en 5 tomes à seulement 32 ans ?
Mais voilà : en effet, il n'a pas tant que ça à nous raconter le Bench mais qu'est-ce qu'il le fait bien ! Ses petites scènes de quotidien (son quotidien et celui des autres) sont tour à tout émouvantes (Si la vie est une chienne, avec nous elle est en chaleur - 2.000 ASA), naïves (J'ai été la femme de ma vie - 300 ASA), comiques (Le chien est l'avenir de l'homme - 50 ASA), incisives (New York en courant - 2.800 ASA), désabusées (Ô mère, téton brulant - 3.800 ASA), tendres (Eh Maman, où est mon prépuce ? - 600 ASA) ou même vulgaires (La plus vieille femme du monde est une débile profonde - 400 ASA) mais jamais méchantes.
Sauel BENCHETRIT aime le genre humain, la vie, la ville et ça se sent. Le style est très "parlé", nature et on se sent vite en confiance comme si l'on passait une soirée avec des potes à se raconter des anecdotes de notre vie.
Ce n'est pas de la grande littérature et je ne suis pas sure de vouloir qualifier Samuel BENCHETRIT d'écrivain mais une chose est sure, c'est en tous cas un "raconteur" et ses tranches de vie m'ont à nouveau fait passer un agréable moment.