Roberto Succo par Pascale FROMENT (1991)

4ème de couverture : Il avait vingt-six ans et au moins sept meurtres sur la conscience lorsqu'on le retrouva mort, le 23 mai 1988, dans sa cellule du pénitencier de Vicenza, en Italie.
Roberto Succo avait tué sa mère et son père à Mestre, la banlieue ouvrière de Venise. En 1986, évadé d'un hôpital psychiatrique italien, il s'était caché en France où il avait commis de nombreux crimes et délits, viols et cambriolages, sans jamais se faire prendre. Jusqu'au jour où il assassina un inspecteur de police à Toulon, en 1988. Après une fuite éperdue, il était arrêté en Vénétie.
Ce tueur de sang-froid, qui pouvait aussi séduire, était fou. Mais on ne le sut que trop tard. Dans son sillage sanglant, il reste le calvaire de ses victimes, une vingtaine de dossiers judiciaires en souffrance et l'insatisfaction de ceux qui l'ont traqué. L'énigme de sa vie.
Deux ans durant, Pascale Froment a mené une enquête minutieuse et exhaustive, vérifiant les détails les plus intimes. Elle en a tiré un livre noir où le grand reportage rejoint la littérature.
Je rajoute la photo de Roberto Succo qui fait la couverture de l'exemplaire que j'ai lu car je n'ai pas retrouvé sur Internet copie de ma couverture et mon scan ne fonctionne plus.
C'est la 2nde fois que je lis un livre de ce genre : récit d'une affaire criminelle (avant j'avais lu Le Pull-over Rouge de Gilles PERRAULT) . J'ai choisi celui-ci car j'avais envie de voir le film de Cédric KAHN.
Autant le film "coule" tout seul car il est en grande partie entré sur l'histoire d'amour entre "Kurt" (pseudo alors utilisé par Roberto Succo) et "Sabrina" (la jeune fille a préféré garder l'anonymat), autant le livre m'a paru souvent assez indigeste. Pascale FROMENT retrace les enquêtes policières aux détails près : détails des perquisitions, dates, lieux, personnages. On finit par se perdre parmi tous ces recoupements.
Le livre n'est d'ailleurs pas écrit dans l'ordre chronologique ce qui préserve tout de même d'une certaine linéarité et d'un certain ennui. Par exemple, on ne découvre l'identité du mystérieux malfrat que vers la page 300.
La partie que j'ai le plus appréciée est la description de l'enfance de Succo jusqu'aux 1ers crimes (ses parents).
Par ailleurs, l'histoire et la personnalité de Roberto Succo restent fascinantes et j'ai retrouvé dans les écrits de Pascale Froment cette opposition : visage d'ange, âme de tueur, ingénuité et absence totale de remords et de sens moral.
Au cinéma : Roberto Succo par Cédric KAHN (2001)