Kafka sur le rivage par Haruki MURAKAMI (2003)
4ème de couverture : Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une œuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature universelle. Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.Ce billet va être extrêmement dur à écrire car je risque de me mettre à dos la blogosphère entière - voire même de devoir fermer mon blog !!! - pour cause de résistance à la beauté et à la poésie de l’écriture de Murakami…
Voilà, comme entrée en matière, on ne fait guère plus explicite : je pense que tout le monde aura compris que je n’ai pas aimé Kafka sur le rivage…
En réalité, ce n'est pas vraiment que je n'ai pas apprécie, c'est plutôt qu'il m'est tombé des mains.
Je crois avoir déjà dit que je ne suis pas de nature très contemplative. Evidemment, j’aime ce qui est beau et je suis sensible à la poésie d’un lieu, d’une phrase, d’une scène ou d’une mélodie mais j’ai tendance à m’ennuyer rapidement.
Et dans ce roman, j’ai eu l’impression de ne pas avancer. Malgré les récits alternés de Kafka et de Nakata, la personnalité attachante des personnages (j’ai particulièrement apprécié Nakata et Oshima), je n’ai pas eu envie d’aller de l’avant avec eux, de les suivre dans leur quête.
J’ai plutôt eu la sensation d’être malmenée par l’auteur, promenée dans une direction puis dans une autre mais sans aucun sens à cette ballade étrange, incongrue.
Je fais un parallèle avec Sur la route de Jack KEROUAC que j’ai lu récemment et qui m’a beaucoup plu alors que je m’attendais à ne pas aimer du tout.
Là où Sur la route m’a « emportée dans une transe de voyage, de mouvement, de changements », Kafka sur le rivage m’a laissé froide, sans émotion, incapable de m’impliquer où d’avoir envie de voyager avec Kafka ou Nakata.
Je ne suis pas contre relire un Murakami un jour car ce n’est pas la plume en soi qui m’a dérangée mais réellement le contenu, la structure narrative et le rythme beaucoup trop lent.