Le joueur d'échecs par Stefan ZWEIG (1943)

4ème de couverture : Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion du monde des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ?
Les circonstances dans lesquelles l'homem a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, "pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons".
Cette courte nouvelle, la dernière de Stefan ZWEIG, publiée d'ailleurs à titre posthume, m'a séduite. J'apprécie de plus en plus l'écriture de Stefan ZWEIG, ses personnages si vivants, tellement "de leur temps".
Ici encore, un récti enchâssé, la nouvelle débute par l'histoire du champion du monde d'échecs, Czentovic, pour ensuite donner naissance à un autre récit, celui du Dr B., dont on comprend rapidement qu'il est en fait le récit principal.
Comme dans Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Stefan ZWEIG nous décrit une personne en proie à une passion dévorante et destrcutrice et fait ressortir à la perfection l'exaltation et la fébrilité de son personnage.
A travers cette nouvelle, Stefan ZWEIG prend également position sur les atrocités commises à la période où il écrit ce récit.