Musiques de scènes par Françoise SAGAN (1993)

4ème de couverture : Une heure. Elle ne l’attendra pas une minute de plus, frigorifiée sur ce banc de square désert. Mais comment en est-elle arrivée là, elle, une femme mariée, enviée, désirable et désirée, à se torturer pour un type médiocre, moche et égoïste qui se moque d’elle et n’arrive pas ? A moins que le clochard crasseux qui s’approche ne lui donne, dans sa sagesse balbutiante, la solution du problème…
En quelques lignes à l’eau-forte, Françoise Sagan crée des personnages, une action, une atmosphère. En quelques pages, elle déclenche un intense suspense psychologique, un petit drame cruel, une comédie brutale ou malicieuse. Dans « Quelques larmes dans le vin rouge » comme dans les 12 récits qui l’entourent, on retrouve avec émotion ses thèmes habituels : la fragilité de l’amour, les lassitudes du cœur, les ravages du snobisme, la tristesse, la précarité des sentiments.
Hasard ? Coïncidence ? J’ai retrouvé il y a 1 mois, bien planqués au fond de ma bibliothèque 3 ou 4 œuvres de Françoise SAGAN achetés au moment de ma période monomaniaque Sagan mais délaissés, certainement au profit d’un autre auteur. Et en ce moment, avec la sortie du film Sagan (que je ne vais pas tarder à aller voir je pense), on n’entend plus parler que de cette auteure atypique.
Bref, je me suis replongée avec délice dans son écriture tellement moderne.
Les nouvelles représentent un genre littéraire assez boudé en France et c’est réellement dommageable.
En quelques lignes, Françoise SAGAN croque avec justesse des personnages et des situations, des décisions prises à un moment crucial d’une existence et qui changent (ou pas) le cours d’une vie.
Un véritable régal que ces 13 petites nouvelles !