L’amant de Lady Chatterley par D.H. LAWRENCE

4ème de couverture : "Ce n'était pas très gai, mais c'était le destin.(...) C'était la vie.". Tel est l'amer constat que Constance Reid, alors âgée de 23 ans, porte sur son mariage avec Clifford Chatterley. Ils se sont mariés en 1917 lors d'une permission de Clifford. Il est revenu du front en 1918, gravement estropié et condamné à la chaise roulante. Si leur entente a toujours été plus intellectuelle que physique, l'incapacité de Clifford à satisfaire sa femme et à lui donner un enfant met rapidement un point final à leur mariage.
Amant après amant, Constance trouve son plaisir, jusqu'au jour où elle ouvre enfin les yeux sur Mellors, le garde-chasse de son mari. La soudaine "avide adoration" que Constance éprouve pour lui naît principalement de l'intense intimité sexuelle qu'ils partagent alors que tout les sépare dans l'Angleterre puritaine du début du XXe siècle. L'explosion sensuelle et amoureuse de leur liaison ira jusqu'à infléchir la ligne de leur destin respectif. Roman puissamment érotique et sensuel, L'Amant de Lady Chatterley a profondément bouleversé et continue d'ébranler les idées reçues sur le plaisir féminin et la virilité.
J'ai été enchantée par la 1ère moitié du roman, j'ai adoré la description de la vie et de l'état d'esprit de Lady Chatterley ; cette écriture, ce style des romanciers anglais du début du 20ème siècle. Les métaphores, les descriptions sont magnifiques et véritablement parlantes.
Cependant, mon enthousiasme a diminué à partir du moment où Lady Chatterley rencontre son amant.
Je n'ai pas réussi à adhérer à cette histoire d'amour uniquement basée sur la sensualité... J'ai l'impression (et c'est surement le cas) d'être passée à côté de ce qui fait l'essence de la relation entre Lady Chatterley et Mellors...
Je comprends que ce roman ait fait scandale en son temps, il compte tout de même quelques scènes assez crues.
Pour l'instant, je n'ai pas encore vu le film de Pascale FERRAN et je n'en ai pas vraiment envie. On verra bien, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, c'est bien ce qu'on dit ?
Au cinéma : Lady Chatterley de Pascale FERRAN (2006)