Virgin Suicides par Jeffrey EUGENIDES

4ème de couverture : Des adolescents amoureux s'efforcent de percre le mystère des filles Lisbon. Du haut d'une cabane nichée dans les arbres, ils passent leur temps à scruter les fenêtres de leur maison.
Vingt ans plus atrd, ils rassemblent des fragments de ragots et de ouï-dire, de conversations téléphoniques, de rapports de médecins et de confessions crues et tourmentées. autant de pièces à conviction qui expliqueront peut-être les morts successives de Cécilia, Therese, Bonnie, Lux et Mary.
Ce livre m’a laissé une impression très forte.
L’histoire est racontée par une bande de garçons dont nous ne savons pas grand-chose (ils sont seulement désignés par « nous » : combien sont-ils ? qui sont-ils ? De temps en temps, un nom est mentionné mais sans prendre trop d’importance, seulement comme témoin d’une scène. Ils restent des observateurs.
Ce n’est pas l’histoire de 5 suicides que nous raconte Jeffrey EUGENIDES mais l’histoire de l’amour porté par ces garçons aux filles Lisbon. Amour dont ils ont gardé l’empreinte indélébile, certainement du fait qu’en se suicidant, ces filles gardent l’image et la saveur parfaites des amours adolescentes. Le temps ne ternira pas leur pureté.
Ils mènent une sorte d’enquête autour de ces morts, rassemblent des « pièces à conviction », procèdent à des « interrogatoires ».
Dans tout le roman, aucune raison, aucune explication n’est donnée aux suicides des sœurs Lisbon.
L’histoire reste dans une sorte de flou, de vague car à aucun moment nous ne savons ce qui se passe dans leur tête.
Sofia Coppola a réussi à garder cette distance avec les héroïnes de son film. On les voit évoluer mais sans rentrer dans leur esprit.
Le film est une très bonne adaptation du livre. Aucun détail important n’est négligé et l’atmosphère du roman est très bien rendue.
"Nous sortions avec les cheveux mouillés dans l'espoir d'attraper la grippe et de pouvoir ainsi partager leur délire."
"A la fin, les tortures qui avaient tourmenté les filles Lisbon se condensèrent en un refus simple et raisonné d'accepter le monde tel qu'il leur était proposé, si plein de défauts."
"L'essence des suicides n'était pas dans la tristesse ou le mystère mais dans l'égoïsme pur et simple. Les filles se chargèrent de décisions qu'il convient de laisser à Dieu. elles devinrent trop puissantes pour vivre parmi nous, trop préoccupées d'elles-mêmes, trop visionnaires, trop aveugles."
Vingt ans plus atrd, ils rassemblent des fragments de ragots et de ouï-dire, de conversations téléphoniques, de rapports de médecins et de confessions crues et tourmentées. autant de pièces à conviction qui expliqueront peut-être les morts successives de Cécilia, Therese, Bonnie, Lux et Mary.
Ce livre m’a laissé une impression très forte.
L’histoire est racontée par une bande de garçons dont nous ne savons pas grand-chose (ils sont seulement désignés par « nous » : combien sont-ils ? qui sont-ils ? De temps en temps, un nom est mentionné mais sans prendre trop d’importance, seulement comme témoin d’une scène. Ils restent des observateurs.
Ce n’est pas l’histoire de 5 suicides que nous raconte Jeffrey EUGENIDES mais l’histoire de l’amour porté par ces garçons aux filles Lisbon. Amour dont ils ont gardé l’empreinte indélébile, certainement du fait qu’en se suicidant, ces filles gardent l’image et la saveur parfaites des amours adolescentes. Le temps ne ternira pas leur pureté.
Ils mènent une sorte d’enquête autour de ces morts, rassemblent des « pièces à conviction », procèdent à des « interrogatoires ».
Dans tout le roman, aucune raison, aucune explication n’est donnée aux suicides des sœurs Lisbon.
L’histoire reste dans une sorte de flou, de vague car à aucun moment nous ne savons ce qui se passe dans leur tête.
Sofia Coppola a réussi à garder cette distance avec les héroïnes de son film. On les voit évoluer mais sans rentrer dans leur esprit.
Le film est une très bonne adaptation du livre. Aucun détail important n’est négligé et l’atmosphère du roman est très bien rendue.
"Nous sortions avec les cheveux mouillés dans l'espoir d'attraper la grippe et de pouvoir ainsi partager leur délire."
"A la fin, les tortures qui avaient tourmenté les filles Lisbon se condensèrent en un refus simple et raisonné d'accepter le monde tel qu'il leur était proposé, si plein de défauts."
"L'essence des suicides n'était pas dans la tristesse ou le mystère mais dans l'égoïsme pur et simple. Les filles se chargèrent de décisions qu'il convient de laisser à Dieu. elles devinrent trop puissantes pour vivre parmi nous, trop préoccupées d'elles-mêmes, trop visionnaires, trop aveugles."
Au cinéma : Virgin Suicides par Sofia Coppola (2000)
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