Connexions par Leslie LARSON (2006)
4ème de couverture : Connexions croise et décroise les chemins de cinq personnages, pour les conduire vers un final aussi inattendu qu'éblouissant, un vendredi soir à l'aéroport de L.A. Barman en proie au doute existentiel, amante éconduite, ex-taulard éprouvé, épouse contrite et chômeur paranoïaque, Wylie, Jewell, Logan, Inez et Rudy, s'efforcent à leur manière de rester à flot et de trouver une seconde chance. Leslie Larson donne voix aux working class heroes d'une Amérique dépouillée de ses illusions, qui s'offrent, malgré tout, le droit d'y croire. Les recalés du rêve américain rêvent encore.Merci aux éditions 10-18 et à B.O.B. grâce à qui j'ai pu lire ce livre, ce qui n'était pas gagné au départ pourtant.
Je joue un peu de malchance avec les réceptions de livres et je n’ai pas reçu le 1er exemplaire qui m’a été envoyé. J’ai donc eu une 2nde chance et je peux même écrire mon billet à peu près dans les temps…
Cependant, ça n’a pas été la lecture de l’année pour moi…
Sans avoir détesté, voici un roman qui va être sitôt lu, sitôt oublié. Alors avant que tous mes souvenirs ne disparaissent, parlons-en.
A mon sens, l’idée de départ aurait pu être beaucoup mieux traitée : 5 individus, pas forcément en phase avec la société, 5 récits croisés…
Tout cela ressemble à des ingrédients que j’affectionne particulièrement d’habitude.
Mais cela n’a pas été le cas.
Tout d’abord, la narration est très scolaire : chacun des cinq 1ers chapitres présente un personnage (avec une multitude de détails qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe mais il faut bien planter le décor…), le 6ème présente les relations entre eux.
Ensuite, le style est très banal, pas désagréable certes mais pas inoubliable, rien qui ne retient l’attention.
Et enfin, les personnages sont stéréotypés au possible : l’ancien du Vietnam, sans cesse angoissé, qui peine à reprendre une vie normale ; l’ex-taulard en liberté conditionnelle mais qui ne résiste pas aux mêmes tentations qui l’ont conduit en prison ; la femme malheureuse dans son ménage qui vend en cachette de son mari des produits de beauté pour pouvoir s’enfuir un jour…
Au final, j’ai eu l’impression que l’auteur n’a pas réussi l’idée de départ en un roman savoureux mais plutôt en un livre insipide, qui se lit sans ennui, mais sans passion non plus.

2/18