Rainbow pour Rimbaud par Jean TEULÉ (1991)
4ème de couverture : On n'est pas sérieux quand on a 36 ans, une queue-de-cheval rouge, une taille de géant et une armoire pour couche de prédilection. Robert vit à Charleville-Mézières, chez ses parents. Comme d'autres connaissent toutes les paroles de leur chanteur préféré, Robert sait tout Rimbaud. Par cœur. Isabelle, standardiste à la SNCF, ne sait encore rien de Rimbaud, rien de l'amour, ni rien du monde. Un doux colosse nominé Robert, échappé de Charleville, les lui révélera. Entre Le Caire, l'île Maurice, Dakar et Tarrafal, ces deux-là brûleront d'amour et de poésie. Vagabonds célestes, amants absolus, ils laissent à jamais sur le sable et sur les âmes la trace de leurs semelles de vent. Enfin, leur odyssée sublime confirmera le mot du poète, tatoué sous le nez même de Robert : je est un autre... Je est Rimbaud.
Comme j’aime beaucoup ce qu’écrit Jean TEULE en général et les 2 autres volets de sa trilogie consacrée aux poètes maudits (Ô Verlaine et Je, François Villon) en particulier, je m’étais mis en tête il y a quelques mois de dénicher Raimbow pour Rimbaud, que je pensais être une biographie d’Arthur Rimbaud (j’ai d’ailleurs découvert à cette occasion une salle mystérieuse à ma bibliothèque municipale, qui s’appelle La Réserve et qui me parait receler de nombreux trésors de lecture…).
Bref, voici mon désir satisfait et… Et j’ai été très déçue par rapport à l’idée que je m’étais faite du livre. Ce n’est pas une biographie et ça n’a jamais prétendu en être une, confusion de ma part, mais le récit de l’errance un peu démente d’un homme qui se croit Arthur Rimbaud.
Certes, le style de Jean Teulé se ressent à chaque phrase et rend l’ensemble rythmé, poétique et chantant. Certes, les métaphores filées et les descriptions toutes en couleur donnent un effet très visuel.
Mais tout cela n’a pas suffi à me faire voyager avec Robert et Isabelle, je me suis ennuyée ferme avec eux et la poésie de leurs actes, le sublime de leur odyssée ne m’ont pas atteinte, j’ai trouvé l’ensemble mièvre et à la limite du pathétique.