Flic à Hollywood par Joseph WAMBAUGH (2006)
4ème de couverture : Un bijoutier ligoté avec une grenade placée entre les genoux ; une femme accusée d'avoir frappé son mari à la tête avec un marteau ; un " Darth Vader " se baladant à vélo le sexe à l'air ; un couple de paumés qui fricote avec la mafia russe... Les nuits du flic Wesley Drubb, fils à papa en mal de sensations fortes, sont bien agitées. Est-ce vraiment un hasard si au commissariat d'Hollywood, la réalité ressemble souvent à un scénario de film ?"Putain, mais comment ai-je fait mon compte pour atterrir ici ?"
Voilà, j'ai enfin lu le livre offert lors du Black Swap par Xanadu (ah oui, parce que figurez-vous que j'ai fini par trouver mon swappeur et du 1er coup en plus !
J'ai découvert Joseph WAMBAUGH et je ne le regrette pas.
Pourtant, j'ai bien cru que nous n'allions pas bien nous entendre tous les 2 à la lecture des 1ères pages, un dialogue "parlé flic" entre 2 policiers, qui a le mérite de nous faire entrer directement dans l'ambiance, mais un peu difficile à suivre d'entrée de jeu pour moi.
Mais tout celà s'est arrangé dès la page 12. Et là, j'ai plongé dans le quotidien du commissariat d'Hollywood, j'ai eu droit à une véritable immersion en milieu policier.
Sans s'attacher à un officier de police en particulier, l'auteur brosse une galerie de personnages criants de vérité avec en toile de fond l'enquête sur un cambriolage et un braquage à main armée.
On ressent très fortement ce sentiment d'appartenance à une famille, dans laquelle le policier surnommé l'Oracle fait figure de patriarche, propre aux flics de ce roman, la solidarité qui règne entre eux. Nous assistons à des scènes désopilantes qui ne peuvent avoir lieu qu'à Hollywood : "A [...] toutes les unités : voir femme dans Hollywood Boulevard, à l'ouest d'Highland. Agression en cours. Batman contre Spiderman. Batman vu pour la dernière fois en train d'entrer dans le Kodak Center. Personne qui a lancé l'appel est Marylin Monroe.", ainsi qu'à des scènes plus poignantes (des enfants victimes de maltraitance).
On sent que Joseph WAMBAUGH est un familier de ce milieu policier et qu'il s'est beaucup "documenté" afin que la fiction soit au plus proche de la réalité. J'ai particulièrement apprécié les remerciements finaux : "Et l'écrivain James Ellroy, qui me pressa de revenir aux racines du Los Angeles Police Department.".
En résumé, ce roman policier est un instantané humain et réaliste de la police d'Hollywood et Joseph WAMBAUGH est un auteur que je relirai avec plaisir.
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