La rose noire par Philip M. MARGOLIN (1993)

4ème de couverture : Aucune trace de violence. Juste une rose noire sur un lit vide, à côté d'un billet épinglé sur l'oreiller : "Disparue. Oubliée." Comme le faire-part d'un meurtre inexplicable. Et quelques jours plus tard, un corps de femme - ou ce qu'il en reste -, puis deux, puis trois.
A dix ans d'intervalle, un monstre à deux visages terrorise deux petites villes américaines. On le croyait mort lors de son arrestation à Hunter's Point, il resurgit à Portland. Nancy Gordon, qui avait enquêté sur la première affaire, est prête à tout pour démasquer le tueur à la rose, fût-il promoteur respecté, futur ministre, Mr Hyde ou Barbe Bleue en personne.
Voilà un thriller qui sera aussitôt lu, aussitôt oublié. Je me suis fermement ennuyée pendant les 150 premières pages : trop de personnages, trop de noms, trop de détails, un coupable tout désigné et même montré du doigt...
Puis j'ai commencé à m'interroger (à tort ou à raison, je ne le révèlerai pas) sur la réelle culpabilité de notre bouc émissaire et mon intérêt est légèrement remonté.
Malgré tout, je n'ai pas trouvé l'écriture transcendante et l'intrigue ne m'a pas tenue en haleine en dépit de ses (trop ?) nombreux rebondissements.
Et le pire du pire pour moi dans un roman policier, j'avais compris (dans les grandes lignes) aux 2/3 du livre ce qu'il s'était réellement passé et ce qui allait ensuite se produire... Parce que moi, en général, je ne vois rien venir avant la toute fin !
Au final, pour reprendre ce que je disais en prologue, ce roman était une lecture pas totalement soporifique, ni rebutante mais pas non plus franchement passionnante.