Trilogie new-yorkaise : Cité de verre - Revenants - La Chambre dérobée par Paul AUSTER (1985-1986)
Et oui, c'est la reprise...
Après presque 3 semaines de vacances, je reprends tout doucement le rythme habituel (snif snif).
Allez pour cette rentrée 2008/2009, je vais commencer par un petit billet sur un Paul Auster lu avant mes congés mais que je n'avais pas eu le temps de mettre en ligne.

4ème de couverture : De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie new-yorkaise, l'art de la narration est sans doute la plus déterminante. C'est qu'il suffit de s'embarquer dans la première phrase d'un de ces trois romans pour être emporté dans les péripéties de l'action et étourdi jusqu'au vertige par les tribulations des personnages. Très vite pourtant, le thriller prend une allure de quête métaphysique et la ville, illimitée, insaisissable, devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions pour mieux nous parler de dépossession.
Comme je ne suis pas une grande habituée de Paul AUSTER (mais une grande fan oui), j'ai été un peu déroutée par cette trilogie. Je n'ai pas réussi à m'immerger dans les deux 1ers tomes. Le 3ème tome, La Chambre dérobée, à l'inverse, m'a beaucoup plu et m'a de plus apporté des éclaircissements sur les deux 1ers.
Paul AUSTER joue sur les identités et nous entraîne dans un dédale d'interrogations : qui est qui ? où est la réalité ? où est la fiction ? quel est le rôle de chacun ?
L'écriture est toujours présente dans cette trilogie, qu'il s'agisse des rapports rédigés par un détective privé, d'un roman ou d'une biographie à écrire. Le déguisement est présent aussi, au travers de pseudos utilisés, de personnages qui endossent le rôle ou l'identité d'un autre.
Les protagonistes se perdent en eux-mêmes ou se perdent au travers d'une mission qu'ils se sont donnée.
Pour terminer sur les propres mots de l'auteur :
"L'histoire toute entière se ramène à ce qui s'est passé pour terminer, et si je n'avais pas à présent cette conclusion en moi, je n'aurais pas pu commencer ce livre. [...] Ces trois récits, au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade différent de ma conscience de ce à quoi elle se rapporte."