A genoux par Michael CONNELLY (2006)

4ème de couverture : Le corps du Dr Stanley Kent vient d'être retrouvé au belvédère naturel proche de Mulholland Drive : deux balles dans la nuque, style exécution. Nouvellement affecté à la section Homicide Special, l'inspecteur Harry Bosch découvre vite que le Dr Kent avait accès à des matières radioactives utilisées dans le traitement de certains cancers féminins... et que ces matières ont disparu. Aux yeux de l'agent spécial du FBI Rachel Walling, que Bosch aime encore malgré leur rupture après le fiasco d'Echo Park, ce meurtre et cette disparition risquent fort de marquer le début d'un attentat terroriste à la bombe sale. Donc conflit ouvert et cette fois, Bosch n'est pas sûr d'avoir le dessus : il y a certes de la parano dans les services de la sécurité du territoire, mais la menace islamiste est bien réelle...
J’ai retrouvé avec plaisir le charismatique Hieronymus Bosch, du nom d’un peintre à la créativité torturée de la Renaissance. La qualité des romans policiers de Michael CONNELLY tient beaucoup à ses personnages principaux et avec la série des Harry Bosch, flic au LAPD, ancien du Vietnam, qui a vécu à 15 ans l’assassinat de sa mère aux mœurs légères (ce qui n’est pas sans rappeler l’histoire personnelle de James ELLROY), je suis servie… Evidemment, ce personnage ne plait pas à tout le monde, j’ai souvent lu des critiques négatives à son égard mais moi, j’adore son côté ours mal léché.
Dans A genoux, Bosch enquête sur un homicide qui pourrait avoir un lien avec une menace terroriste. Il se retrouve donc obligé de coopérer avec le FBI (ce qui ne va pas sans mal quand on connaît le phénomene Harry Bosch, réfractaire à l’autorité !!!) et parmi eux, son ex, Rachel Walling.
L’enquête policière est assez peu fouillée dans ce roman, au profit de la description des influences politiques et de la lutte contre le terrorisme qui après le 11 Septembre, ne respecte rien ni personne.
Sans enlever à l’intrigue, je peux révéler que Harry Bosch résout l’affaire et que ce n’est pas du tout ce à quoi on s’attend.
On a même droit à une course poursuite dans les dernières pages très bien écrite…
Bref, un bon Connelly mais pas du niveau de Les Egouts de Los Angeles ou de Le Poète.