Romans noirs

Lundi 4 mai 2009
Un pays à l'aube


4ème de couverture : L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois, souvent occupés par des Noirs en leur absence. L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire. En septembre 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais. Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les " fauteurs de troubles " puis les expulser du territoire américain. A priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres...

Un pavé le dernier LEHANE, presque 800 pages en papier très fin, une semaine pour en venir à bout mais quel plaisir !

J’aimais déjà énormément cet auteur mais là, il s’est surpassé…

Il y a une telle densité dans ce roman qu’on a peine à croire qu’il se déroule sur seulement 2 ans, à Boston.

Deux personnages très importants entrainent le récit. Danny Coughlin, flic irlandais, issu d’une famille aisée, aurait pu avoir la plus paisible et confortable des existences mais après avoir suivi un temps les souhaits familiaux, il décide de se battre pour ses idéaux, quitte à tout perdre dans ce combat : famille, travail, amis, confort.

Je suis tombée en totale admiration devant le personnage de Danny Coughlin, tout en complexité et dont il émane un tel charisme que je le ressentais à travers les pages. Il ressemble d’ailleurs fort à un autre Danny (Upshaw) croisé dans Le Grand Nulle Part et qui reste mon personnage de roman préféré entre tous.

Puis il y a Luther Laurence, un noir obligé de quitter sa ville et sa femme enceinte suite à une sombre histoire de criminalité.

En parallèle, tout au long du roman, les diverses apparitions de Babe Ruth, célèbre joueur de base-ball (ayant réellement existé) nous ancrent dans l’histoire sociale et économique de l’époque.

D’ailleurs le 1er chapitre débute sur les chapeux de roue avec la description flamboyante d’un match « amical » de base-ball (si vous avez envie de comprendre les guillemets, lisez au moins le 1er chapitre  ) disputé entre des noirs et des sportifs blancs professionnels.

« Ce moment fait de soleil, de ciel, de bois, de cuir, de muscles, de mains et de suspense intolérable était magnifique. Bien plus beau que les femmes, les mots ou même les rires. »

Ces trois destins vont se croiser, et la rencontre entre Danny et Luther, hautement improbable au vu des mœurs de l’époque (un blanc aisé et un noir en fuite), va permettre à chacun de se dépasser et de surmonter certains des obstacles dressés devant eux.

Tout cela se déroule dans un contexte politico-socio-économique survolté à Boston : fin de la guerre, retour des troupes, épidémie de grippe espagnole, grèves, émeutes, menace terroriste. L’intensité du roman ne retombe pas une seule seconde et on est totalement happé par cette épopée humaine et sociale au sein de l’Amérique du début du 20ème siècle.

Un roman noir mais dans lequel au bout du compte, l’espoir est permis : l’American Dream… (l’éditeur présente ce roman comme un thriller mais quant à moi, je préfère le qualifier de roman noir, d’excellent roman noir).

Ce titre est passé près du label « coup de cœur de Cécile » mais il m’a trop souvent évoqué Le Grand Nulle Part pour y avoir droit et pourtant, il m’a totalement et pleinement conquise !

Si je ne vous ai pas convaincu(e)s de lire ce livre de toute urgence, je rajoute quelques mots de Moisson Noire (avec son aimable autorisation) : « Voilà un roman magistral, et un auteur qui prend une nouvelle dimension. » et vous encourage à aller lire son avis, bien plus argumenté que le mien.

Par Restling
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Dimanche 25 janvier 2009


4ème de couverture : Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée.

Waw ! Je repose ce roman et je suis estomaquée ! Je ne pourrais pas classer Les Hauts de Hurle-Vent comme un coup de cœur malgré que j’ai vraiment beaucoup aimé mais une chose est sure, c’est que je n’avais pas été « marquée » par un livre à ce point depuis longtemps.

Je remercie d’ailleurs Laetitia la liseuse de me l’avoir offert dans le cadre du Swap Victorian Christmas. De plus, l’édition est très belle avec une magnifique couverture et une préface et des commentaires des plus intéressants.

Roman noir s’il en est, Les Hauts de Hurle-Vent offre un tel étalage de sadisme, de cruauté, de tortures psychologiques que j’en ai souvent été oppressée.

Toute l’intrigue se déroule à huis clos et s’étale sur 40 années. Elle est presque entièrement narrée par des « témoins » de l’histoire et nous n’avons que très rarement le point de vue des principaux intéressés.

Nous n’avons donc que des transcriptions de dialogues, de faits et de gestes, de manifestations de passion incontrôlables mais jamais l’explication ou l’origine de leurs sentiments.

D’ailleurs, cela m’a un peu gênée quand même, Heathcliff et Cathy s’aiment passionnément, le disent (mais jamais l’un à l’autre), le crient, le revendiquent mais jamais ils ne le prouvent, ou ne l’expliquent. Est-ce vraiment de l’amour ou de la possession ?

Cependant, cette technique de narration n’en rend ces scènes que plus intenses, plus prenantes, parfois à la limite de l’exagération.

Heathcliff en est l’exemple frappant, menant une vengeance personnelle et machiavélique qui n’épargnera personne, ni son propre fils, ni même la fille de celle qu’il a tant aimée. Il n’a de cesse que de faire payer à ceux qui lui ont fait subir un terrible affront dans sa jeunesse ainsi qu’à leur descendance et ne cherche qu’à les détruire, lentement si possible.

Pour cela, il emploiera tous les moyens à sa portée : domination physique et mentale, manipulation, tortures mentales infligées à ses victimes augmentées par la crainte quasi-divine qu’il inspire. Heathcliff joue avec les gens comme avec des poupées vaudous et n’en retire cependant aucun plaisir.

L’ambiance morbide du roman est parfaitement rendue par les conditions météorologiques : vent, neige, pluie, tempête…

Il y a beaucoup d’autres aspects à évoquer lorsque l’on parle de Les Hauts de Hurle-Vent mais n’étant pas critique littéraire de métier, je m’en suis tenue uniquement aux points qui m’ont le plus marquée.

En résumé, voici un classique que je ne suis pas prête d’oublier…



Par Restling
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Samedi 10 mai 2008

1983
Attention coup de cœur !!!

 

4ème de couverture : En Mai 1983, à la veille d'élections générales que la dame de fer s'apprête à remporter triomphalement, Hazel Atkins est enlevée à Morley, là où, en 1974, la petite Clare avait disparu. Même si la police refuse d'établir un lien entre les deux affaires, d'autres victimes de disparitions, similaires, refont surface : Susan Ridyard et Jeanette Garland. On s'en souvient, c'est sur ces affaires qu'enquêtait le journaliste Edward Dunford. Lui aussi a mystérieusement disparu. Dans le dernier volume de sa tétralogie du Yorkshire, David Peace dévoile la face cachée de ces années noires et tente de définir la nature du mal qui a rongé l'Angleterre pendant une décennie.

 

Je viens de refermer le dernier volet de la tétralogie du Yorkshire (1974, 1977, 1980 et enfin 1983) et je suis soulagée, non parce que le livre est mauvais mais au contraire parce qu’il est bon, excellent même. David PEACE a le don de vous faire ressentir la noirceur qu’il écrit au plus profond de votre être. Je suis donc encore toute marquée par ce livre.

Le Royaume-Uni peut se vanter d’avoir son James ELLROY en la personne de David PEACE.

Le roman est construit de manière alternée. Le 1er chapitre est écrit à la 1ère personne du singulier et le narrateur est Maurice Jobson, superintendant de la police ; son récit se déroule de 1969 à 1983. Le 2nd chapitre est écrit à la 2ème personne du singulier et le narrateur est John Piggott, avocat ; son récit se déroule uniquement en 1983. Le 3ème chapitre est écrit à la 3ème personne du singulier, le narrateur est BJ et son récit se déroule de 1974 à 1983. Et ainsi de suite…

1983 nous permet ainsi de re-parcourir toute l’histoire de manière complète (des points de vue différents et une vision chronologique). On retrouve les personnages des précédents tomes et finalement, on comprend la vérité même à demi-mot.

Chez David PEACE, personne n’est noir ou blanc. Tout le monde est meurtri, blessé, pourri et justicier à la fois… Personne n’est heureux.

Le style de l’écrivain est atypique. Beaucoup de phrases courtes, entrecoupées de pensées ou paroles de chansons en italique, beaucoup de passages récurrents qui donnent un rythme effréné au récit.

D’un autre côté, l’écriture de David PEACE peut être considérée comme difficile d’accès, légèrement rebutante mais une fois qu’on s’est accordé à son rythme, on tombe avec lui dans un abîme de désespoir, de noirceur, de pessimisme.

« UK Decay »

A conseiller aux fans de James ELLROY, à déconseiller aux âmes sensibles, un des romans les plus noirs que j’ai jamais lus…

Par Restling
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Lundi 31 mars 2008

 


4ème de couverture : Daniel BRAJKOVIC (1963-1998) vient d’une famille d’immigrés croates. Son premier roman, Quitte à en crever, parait en 1993 chez Flammarion : c’est l’histoire de sept amis aux prises avec une existence dont ils refusent la médiocrité. Dans Chiens féroces, il suit l’itinéraire de trois camarades qui, par ennui et par désespoir, commettent une série d’actes irréparables. Ce roman est le terrible portrait d’inadaptés dont la douleur de vivre dans notre société s’est muée en fureur destructrice.
L’écriture de Daniel Brajkovic, brute, heurtée, ponctuée de fulgurances étonnamment classiques, emmène jusqu’au bout de leur dérive ces êtres qui ne peuvent exister que dans le paroxysme.

J’avais ce roman dans ma PAL depuis quelques années, fait extrêmement rare chez moi puisque le temps moyen que reste un livre dans ma PAL se limite généralement à quelques mois, maximum 1 an et que ma PAL reste toujours en dessous de 30 titres.
Donc lorsque j’ai fait ma liste pour le Défi du Nom de la Rose, je me suis dit « Génial, enfin une occasion de lire ce satané bouquin ! ». Je ne me souvenais même plus pourquoi je l’avais acheté, ni la couverture, ni le titre ne me plaisaient…
Bref, tout ça pour dire qu’il partait avec un très lourd handicap ce roman…
Et contre toute attente, c’est un quasi coup de cœur. Je l’ai lu très rapidement et sans pouvoir le reposer (toujours le même problème du métro qui arrive à la station 3 paragraphes avant la fin du chapitre…) sauf quand j’y étais obligée.
L’histoire est dure, sans espoir, pour les 3 personnages principaux (Roberto, Rico, Sergio) ainsi que pour les personnages secondaires. Roberto dit notamment, et c’est le seul moment où il montre une faille : « J’ai envie l’espace de cinq minutes de croire à des mensonges. ». C’est ce genre de personnages que l’on voit de plus en plus, dans les romans comme dans les films, qui n’ont aucun but, qui ne vont nulle part et sont tout simplement incapables de s’adapter à la vie proposée par notre société mais sans que ce soit une histoire de quartier, d’éducation ou de ressources. D’ailleurs, ils ont des références culturelles, littéraires, musicales ou tout simplement de culture générale qui montrent qu’ils n’ont pas été rejetés par notre société dès leur enfance mais au contraire que ce sont bien eux qui la rejettent. Alors ils subissent et lorsqu’ils explosent, cela se fait forcément dans une violence extrême.
Sergio est décrit ainsi par ses amis : « Il a une personnalité difficile à, saisir, il a l’air tout le temps gentil, souriant, et pourtant, quelque part, c’est un monstre qui sommeille en lui. ».
L’écriture est claire, visuelle, un peu comme des mises en scènes, façon scénario : « Noir presque total mais peu à peu on distingue des ombres, lorsque soudain une lampe blafarde s’allume. […] On entend le bruit de quelqu’un qui se lève. ».
Par la noirceur du ton, l’absence d’espoir, l’errance sans but des personnages, j’ai pensé à Last Exit to Brooklyn de Hubert Selby Jr (billet ici) que j’ai lu il y a peu. Et en effet, Brajkovic rend un petit hommage à Selby en faisant dire à un de ses personnages : « J’ai envie de terminer Last Exit to Brooklyn de Selby, c’est un bouquin génial, tu devrais le lire, je suis sûr que ça te passionnera. ».

 


 

Par Restling
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Dimanche 2 mars 2008
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4ème de couverture :
Demain, Monty Brogan doit se présenter aux portes du pénitencier d'Otisville pour y purger une peine de sept ans. II lui reste vingt-quatre heures pour dire adieu à sa vie d'homme libre... Finies les virées à Brooklyn au volant de sa Corvette, les femmes faciles, la grande vie des seigneurs de New York! On l'a donné, Monty en est convaincu. Les flics n'ont pas débarqué chez lui un beau matin sur les conseils d'un voyant. Aussi, avant de franchir le seuil de la prison, Monty Brogan a quelques comptes à solder.


Tout d'abord, ce roman partait vec un lourd handicap puisque l'adaptation signée Spike Lee avait été élu unilatéralement par un jury composé de moi, moi et moi-même "Meilleur film vu en 2004".
Et bien, waw, je ne suis pas du tout déçue, au contraire. Toute l'émotion qui ressort dans le film de Spike Lee se retrouve dans ces lignes (ou inversement).
L'histoire de ce jeune dealer, qui passe sa dernière journée avant d'aller purger une peine de prison de 7 ans, vous prend à la gorge. David Benioff nous émeut sans tomber dans la facilité du mélodrame et pourtant il a de la matière !!!
A travers de brèves scènes qui fotn appel à l'imagination du lecteur plus qu'elles ne décrivent réellement les choses, on peut sentir les failles, les faiblesses des différents personnages.
Je vois dans ce roman de nombreuses manifestations d'amour, sous les différentes formes qu'il peut prendre : l'amour entre amis (Monty,  Jacob, Franck), l'amour entre un homme et une femme (Monty et Naturelle, étrangement le moins intense selon moi), l'amour parent-enfant (Monty et son père, Monty et les souvenirs de sa mère disparue).
Mais il y a également l'amour pour New-York. La ville est partout dans ce livre, de ses trottoirs à sa végétation, de son métro à la foule, la circulation, en passant par la diversité socio-culturelle, la neige, le Queens, Manhattan...
Spike Lee, new-yorkais lui-même, a su sublimer dans son film cette déclaration d'amour à New-York, d'autant plus que le livre a été écrit avant le 11 septembre et le film tourné après, ce qui rajoute une intensité dramatique à l'omniprésence de New-York dans le film.
Le scénario a d'ailleurs été écrit par David Benioff lui-même d'après son livre.
Monty quitte ses amis, sa copine, son père, sa ville pour aller  vers un ailleurs qui ne ressemble  à rien de ce qu'il connait. Ce qu'il va se passer à partir de la 25ème heure (titre original du roman) est la clé du roman, et est laissé à l'appréciation de chaque lecteur et/ou spectateur...

Au cinéma : La 25ème heure de Spike LEE (2003)
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Par Restling
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Dimanche 17 février 2008

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4ème de couverture : Consacré à la violence qui déchire une société sans amour mais ivre de sexualité, ce livre a imposé d'emblée Selby parmi les auteurs majeurs de la seconde moitié de ce siècle. D'autres oeuvres ont suivi : la Geôle, le Démon, Retour à Brooklyn, toutes parues dans notre " Domaine étranger ". Last Exit reste le point d'orgue de ce Céline américain acharné à nous livrer la vision apocalyptique d'un rêve devenu cauchemar. Où la solitude, la misère et l'angoisse se conjuguent comme pour mieux plonger le lecteur dans ce qui n'est peut-être que le reflet de sa propre existence. Implacablement.

Ce roman traite de la lente déclinaison de jeunes de qui n’ont pas l’opportunité de s’en sortir : l’alcool pour les uns, la prostitution pour les autres, la drogue, la délinquance.
Les personnages ont un côté tragique : un homosexuel travesti amoureux d’un petit caïd, un ouvrier syndicaliste alcoolique homosexuel refoulé qui profite de l’argent du syndicat pour nourrir ses vices et ceux de ses amis, une jeune fille vendant occasionnellement ses charmes et tombant peu à peu dans la prostitution, des destins « pitoyables » au sens propre. Naître dans ce quartier n’offre aucune porte de sortie.
La narration est rapide, il y a peu de ponctuation, ce qui souligne le manque de repères, de buts à atteindre des acteurs du roman.
La construction du roman me fait penser à Zombies de Bret Easton Ellis : une succession de petites histoires mettant en scène des personnages qui se croisent plus ou moins. Seul « personnage central » : le café « Chez le Grec ».

La noirceur du roman est oppressante, on cherche (en vain) une once d’espoir.

Par Restling
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Samedi 9 février 2008
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4ème de couverture : Sur le plus haut building du monde, deux hommes exploseront dans dix minutes : Tyler Durden et le narrateur. Flashback. Un jeune cadre conte ses errances d'avion en avion, sa vie passée à ausculter des carcasses de voitures pour le compte d'un constructeur automobile. Bien qu'en bonne santé, l'homme participe à divers groupes thérapeutiques, s'y repaît du malheur des autres et y retrouve le sommeil... jusqu'à sa rencontre avec Marla, une sadomasochiste qui pratique la même imposture. Plus bouleversante encore sera sa confrontation avec Tyler Durden, l'inventeur des fight clubs, ces lieux où de jeunes américains biens nés se battent à mains nues jusqu'à l'épuisement. Peut-être pour donner un sens à leur vie. Peut-être parce que dans ce chaos consumériste qui sert de monde, "la douleur est la vérité, l'unique vérité". Mais pour Durden, il faut aller beaucoup plus loin...  

Forcément, j'ai commencé ce livre avec un a priori positif puisque le film de David Fincher est un de mes films préférés (avec le fabuleux Edward Norton, ce qui ne gache rien) et que je n'en avais lu que du bien.
Et bien, je n'ai pas été du tout déçue, bien au contraire...
Chuck Palahniuk a une écriture hachée, convulsive qui rend magnifiquement bien l'acidité de l'histoire qu'il raconte.
L'ambiguité des personnages et de leurs rapports les uns avec les autres remplit chaque ligne, chaque page...
La fin du livre tombe comme un couperet et le dernier chapitre souligne l'impossibilité de la rédemption du narrateur, entrainé vers le chaos qu'il a lui-même provoqué.
Pour moi, ce roman retrace la quête d'absolu du narrateur (qui reste toujours anonyme, son nom n'a pas d'importance) qui ayant tous ses besoins matériels assouvis, tend vers quelque chose d'autre, sans être capable de définir ce "quelque chose".
Quant au film, le cinéaste a très bien su rendre en images le roman de Chuck Palahniuk à la seule différence selon moi que Tyler a légèrement moins de consistance dans le livre que dans le film (mais étant donné que c'est Brad Pitt qui incarne Tyler Durden, allons-nous vraiment nous en plaindre ? ;-) ).

Au cinéma : Fight Club de David Fincher (1999)
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Par Restling
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Lundi 5 mars 2007
Plender

4ème de couverture : Brian Plender et Peter Knott. Voisins pendant leur enfance et camarades de classe. Plender, le fils de prolo, et Knott, le fils de bourgeois. Knott avait sa cour d’admirateurs serviles et plaisait aux filles. Plender était tout juste toléré, parce qu’il supportait d’être le souffre-douleur de la bande. Dix-sept ans plus tard, Brian Plender a bien changé. Sur le plan matériel, il a "réussi", même si c’est au service de personnages louches et de causes discutables. Devenu photographe, Peter Knott a toujours du succès auprès des femmes. Quand le hasard réunit les deux hommes, c’est dans des circonstances dramatiques qui fournissent à plender un extraordinaire moyen de pression sur Peter Knott. Le fils du prolo va régler ses comptes avec sa jeunesse.

Plender a été adapté au cinéma par Eric Barbier en 2007 sous le titre Le Serpent avec Clovis Cornillac dans le rôle de Plender et Yvan Attal dans le rôle de Peter Knott.
Je n’ai pas vu le film mais le livre m’a énormément plu.
La narration alternée du roman nous permet d’avoir la vision des choses à la fois de Plender et de Knott.
Le style est direct, brutal et efficace et on se laisse facilement emporter par l’histoire qui n’offre aucun temps mort.
Très bon livre et qui offre effectivement de belles possibilités d’adaptation cinématographique.

Par Restling
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Mon panda à moi ^_^

Mes défis

Le récapitulatif de toutes les lectures communes est chez Karine :)


La Princesse de Clèves par Mme de LA FAYETTE avec Jules, Grominou, Bladelor, Hermione

Tess d'Urberville par Thomas HARDY avec Anjelica

Persuasion par Jane AUSTEN avec Bladelor, Hermione, Laetitia la liseuse pour le 12 octobre

Arthur et George par Julian BARNES avec Jules pour le 25 octobre

Northanger Abbey par Jane AUSTEN avec Ys, Karine :), Kitty et Mara pour le 16 décembre

Le Prince des Marées par Pat CONROY avec Mango pour le 20 décembre

 

 

5 / 18

 

 

J’ai déjà lu :


Train d'enfer pour ange rouge par Franck THILLIEZ

Les mots solitaires par Michael MARSHALL

Visa pour Shangaï par QIU Xiaolong

Shirker par Chad TAYLOR

 


Il me reste encore à lire :


La part du mort par Yasmina KHADRA

 



J’ai déjà lu :


L'ombre du vent par Carlos RUIZ ZAFON

Sur la route par Jack KEROUAC

 

 

Il me reste encore à lire :


Le Prince des Marées par Pat CONROY

Lolita par Vladimir NABOKOV

 

 

J'ai déjà lu :


Jane Eyre par Charlotte BRONTË
Orgueil et Préjugés par Jane AUSTEN

Tess d'Urberville par Thomas HARDY


Il me reste encore à lire :

 

Matilda par Roald DAHL

Nicholas Nickelby par Charles DICKENS
Oliver Twist par Charles DICKENS

Kim par Rudyard KIPLING
L'Homme invisible par H.G. WELLS
Le Vieil Homme et la Mer par Ernest HEMINGWAY
Le Bruit et la Fureur par William FAULKNER
Les Raisins de la colère par John STEINBECK
Les bons compagnons par J.B. PRISTLEY
Le rocher de Brighton par Graham GREENE
La ferme des animaux par George ORWELL


Les lits en diagonale par Anne ICART

Le coeur en dehors par Samuel BENCHETRIT

Comme un Garçon par Pierre-Louis BASSE

Le jeu de l'ange par Carlos RUIZ ZAFON

Le miroir de Cassandre par Bernard WERBER

Fille noire, fille blanche par Joyce Carol OATES

Le Club des Incorrigibles Optimistes par Jean-Michel GUENASSIA

Souvenez-vous de moi par Richard PRICE



Il me reste encore à lire :


Brothers par YU HUA

De grandes espérances par Charles DICKENS


 


 


J’ai déjà lu :

Brown's requiem de James Ellroy (USA) proposé par moi

Silas Marner de George Eliot (Grande-Bretagne) proposé par Keisha 

Les villes invisibles de Italo Calvino (Italie) proposé par Chimère 

La douce empoisonneuse de Arto Paasilinna (Finlande) proposé par Pascale 

Morts et remords de Christophe Mileschi (France) proposé par Goelen 

Encore une danse de Katerine Pancol (France) proposé par Yoshi73

Palermo Solo de Philippe Fusaro (France) proposé par Leiloona 

La colère des aubergines de Bulbul Sharma (Inde) proposé par  Armande

La sorcière de Salem de Elizabeth Gaskell (Grande-Bretagne) proposé par Isil

Mille morceaux de James Frey (USA) proposé par Levraoueg

 

Il me reste encore à lire :


Fendragon de Barbara Hambly (USA) proposé par Fashion 

L'angoisse du roi Salomon de Romain Gary (France) proposé par   Yueyin 

L'amant de Marguerite Duras (France) proposé par Blue Grey

L'odyssée de Pénélope de Margaret Atwood (Canada) proposé par Argantel 

Harraga de Boualem Sansal (Algérie) proposé par Emmyne 

L'amour au jardin de Jean-Pierre Otte (Belgique) proposé par Yohan

La marche de Mina de Yoko Ogawa (Japon) proposé par Virginie

Le Petit Nicolas de Sempé & Gosciny  (France) proposé par Ys

Contes hors du temps de Charles Van Leberghe (Belgique) proposé par Lau(rence) 

Le roman d'Oxford de Javier Marias (Espagne) proposé par Lune de pluie 

Le plaisir de la captive de Leopoldo Brizuela (Argentine) proposé par Le Bookomaton 

Message des hommes vrais au monde mutant de Marlo Morgan (USA) proposé par Karine

Voyage à Perros de Jacques Thomassaint (France) proposé par Bladelor

La petite voix du coeur de Billie Letts (USA) proposé par Doriane

Laure au bout du monde de Pierre Magnan (France) proposé par Hathaway

Ta mémoire petit monde d'Alain Foix (France) proposé par Stephie

 

Par auteur

A

ABEL Barbara - Duelle

ANGOT Christine - Rendez-vous
ATKINSON Kate - Dans les coulisses du musée

AUGIER Sylvain - L'instant où tout a basculé
AUSTEN Jane - Orgueil et préjugés

AUSTEN Jane - Lady Susan
AUSTEN Jane - Raison et sentiments

AUSTEN Jane - Mansfield Park

AUSTEN Jane - Persuasion
AUSTER Paul - La nuit de l'oracle
AUSTER Paul - Le livre des illusions
AUSTER Paul - Moon Palace
AUSTER Paul - Brooklyn Follies
AUSTER Paul - Trilogie New-Yorkaise

AUSTER Paul - Seul dans le noir

B

BANKS Russell - American Darling

BANKS Russell - De beaux lendemains

BASSE Pierre-Louis - Comme un Garçon

BEIGBEDER Frédéric - Windows on the World

BENCHETRIT Samuel - Chroniques de l'asphalte 2/5

BENCHETRIT Samuel - Le coeur en dehors

BENCHLEY Robert - Le supplice des week-ends

BENNETT Alan - La mise à nu des époux Ransome

BENIOFF David - 24 heures avant la nuit
BERLEAND François - Le fils de l'Homme invisible
BLONDEL Jean-Philippe - Un minuscule inventaire
BLONDEL Jean-Philippe - Passage du gué

BRAJKOVIC Daniel - Chiens féroces
BRONTË Emily - Les Hauts de Hurle-Vent

BRUSSOLO Serge - Trajets et itinéraires de l'oubli
BUSHNELL Candace - Haut de gamme


C

CALVETTI Paola - L'Amour est à la lettre A

CALVINO Italo - Les villes invisibles

CARTER Stephen - La Dame Noire

CHAPSAL Madeleine - Défense d'aimer

CHATTAM Maxime - Les arcanes du chaos
CHRISTIE Agatha - L'heure zéro
COBEN Harlan - Temps mort
COBEN Harlan - Promets-moi
COBEN Harlan - Dans les bois

COE Jonathan - Bienvenue au club
COHEN Albert - Belle du Seigneur
CONNELLY Michael - A genoux

CONNELLY Michael - Le verdict du plomb


D

DA SILVA Patrick - Demain
DAHL Roald - Charlie et la chocolaterie

DELAUME Chloé – J’habite dans la télévision
DJIAN Philippe - Impardonnables
DOLLINGER Mary - Et le bébé était cuit à point


E

ECO Umberto - Le nom de la rose

EFIX - Mon amie la Poof, Tome 1 : Moorad : un véritable conte de fées

ELIOT George - Silas Marner

ETXEBARRIA Lucia - Un miracle en équilibre
EUGENIDES Jeffrey - Virgin suicides
EUGENIDES Jeffrey - Middlesex


F

FERNEY Alice - Les autres

FFORDE Jasper - L'affaire Jane Eyre

FINDER Joseph - Company Man
FITZGERALD Francis Scott - Gatsby le Magnifique
FOURNIER Bastien - Bébé mort et gueule de bois

FRAIN Irène - Les naufragés de l'île Tromelin
FRANÇOIS Annie – Bouquiner

FREY James - Mille morceaux

FROMENT Pascale - Roberto Succo

FUSARO Philippe - Palermo solo


G

GAGNOL Alain – La femme patiente

GASKELL Elizabeth - La sorcière de Salem

GIORDANO Paolo - La solitude des nombres premiers

GRIMBERT Philippe - Un secret

GUENASSIA Jean-Michel - Le Club des Incorrigibles Optimistes


H

HAGE Rawi - De Niro's Game

HAIGH Jennifer - La condition

HALL Steven - Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde

HAMILTON Hugo - Déjanté

HARDY Thomas - Tess d'Urberville

HARRISON Colin - Manhattan Nocturne

HENDERSON Lauren - L'indispensable petite robe noire

HIGHSMITH Patricia - Le meurtrier
HOUELLEBECQ Michel - La possibilité d'une île


I

ICART Anne - Les lits en diagonale

INDRIDASON Arnaldur - La cité des Jarres
IRISH William - La mariée était en noir

IRVING John - Les rêves des autres

IRVING John - La quatrième main


J

JAMES P.D. - Les fils de l'homme

JAMES P.D. - L'île des morts
JAMES P.D. - La Salle des Meurtres


K

KAFKA Franz - La métamorphose
KELLERMAN Jonathan - La psy
KELLERMAN Jonathan - Tordu

KELLERMAN Jonathan & Faye - Double Homicide

KENNEDY Douglas - La femme du Vème

KEROUAC Jack - Sur la route

KHAYAT Ondine - Le Pays sans Adultes

KORYTA Michael - Une tombe accueillante


L

LEHANE Dennis - Un pays à l'aube

LA FAYETTE Madame de - La Princesse de Clèves

LADJALI Cécile - Les vies d'Emily Pearl

LARSON Leslie - Connexions
LAWRENCE D.H. - L'Amant de Lady Chatterley
LESSING Doris - Le Cinquième Enfant

LEVY Marc - Les enfants de la liberté
LEWIS Ted - Plender


M

McEWAN Ian - Expiation
MALZIEU Mathias - Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi
MALZIEU Mathias - La mécanique du coeur

MANKELL Henning - Meurtriers sans visage
MARGOLIN Philip M. - La Rose Noire
MARSHALL Michael - Les Hommes de Paille

MARSHALL Michael - Les morts solitaires

MARTINEZ Carole - Le coeur cousu

MAUPIN Armistead - Michael Tolliver est vivant

MC INERNEY Jay - La belle vie

MILESCHI Christophe - Morts et remords

MERRILL BLOCK Stefan - Histoire de l'oubli

MOIX Yann - Podium

MORRISON Toni - Beloved

MURAKAMI Haruki - Kafka sur le rivage

MUSSO Guillaume - Parce que je t'aime

MUSSO Guillaume - Je reviens te chercher


N

NIMIER Marie - La Reine du silence
NOTHOMB Amélie - Journal d'Hirondelle

NOTHOMB Amélie - Ni d'Eve ni d'Adam

 

O

O'REILLY Kathleen - Audacieuse invitation

OATES Joyce Carol - Viol, une histoire d'amour

OATES Joyce Carol - Confessions d'un gang de filles

OATES Joyce Carol - Délicieuses pourritures

OATES Joyce Carol - Fille noire, fille blanche

OGAWA Yoko - Le musée du silence

OHL Jean-Pierre - Les Maîtres de Glennmarkie
ORSENNA Erik - La grammaire est une chanson douce
OZ Amos - Une histoire d'amour et de ténèbres


P

PAASILINNA Arto - La douce empoisonneuse
PAHLANIUK Chuck - Fight Club
PANCOL Katherine - Moi d'abord
PANCOL Katherine - La barbare

PANCOL Katherine - Scarlett si possible

PANCOL Katherine - Encore une danse

PEACE David - 1983

PRICE Richard - Souvenez-vous de moi

PROULX Annie - Brokeback Mountain


Q

QIU Xiaolong - Visa pour Shanghaï

QUEFFELEC Yann – Les noces barbares
QUINTREAU Laurent - Marge brute


R

RENDELL Ruth - Deux doigts de mensonge

RENDELL Ruth - Et l'eau devint sang
RHEIMS Nathalie - Le chemin des sortilèges

ROCHE Henri-Pierre - Jules et Jim
ROTH Philip - La tache

RUIZ ZAFON Carlos - L'Ombre du Vent

RUIZ ZAFON Carlos - Le jeu de l'Ange


S

SAGAN Françoise - Musiques de scènes
SCALESE Laurent - Le sang de la mariée

SCHEINFEIGEL Maxime - Cinéma et magie

SCOTT Ann - Poussières d'ange

SCOTT Ann - Héroïne
SELBY Hubert Jr - Last exit to Brooklyn
SHAFFER Mary Ann & BARROWS Annie - Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

SHAKESPEARE William - Le songe d'une nuit d'été

SHARMA Bulbul - La colère des aubergines

STIEG Larsson - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Millénium Tome 1)
STIEG Larsson - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Millénium Tome 2)

STIEG Larsson - La reine dans le palais des courants d'air (Millénium Tome 3)

STRAUB Peter - Le cabinet noir

SUNDARESAN Indu - Au couvent des petites fleurs


T

TALLIS Franck - La justice de l'inconscient

TAYLOR Elizabeth - Angel

TAYLOR Elizabeth - Mrs Palfrey, Hôtel Claremont

TAYLOR Elizabeth - Une couronne de roses

TAYLOR Elizabeth - Le coeur lourd

TAYLOR Shad - Shirker
TESTUD Sylvie - Gamines
TEULE Jean - Je, François Villon
TEULE Jean - Le magasin des suicides
TEULE Jean - Le Montespan

TEULE Jean - Rainbow pour Rimbaud
THILLIEZ Franck - Deuils de miel

THILLIEZ Franck - Train d'enfer pour ange rouge

TROPPER Jonathan - Perte et fracas

 

U

UDALL Brady - Le destin miraculeux d'Edgar Mint


V

VIAN Boris - L'herbe rouge
VICTOR Barbara - L'embrasement


W

WAMBAUGH Joseph - Flic à Hollywood

WEI-WEI - Fleurs de ChineWERBER Bernard - Le miroir de Cassandre

WINSPEAR Jacqueline - Maisie Dobbs

WOOLF Virginia - Mrs Dalloway

 

X

XENAKIS Françoise – Mouche-toi Cléopâtre…


Y

YOSHIMOTO Banana - Kitchen & Moonlight shadow

YOUNG Elizabeth - Petites embrouilles et pieux mensonges


Z

ZWEIG Stefan - Balzac Le Roman de sa vie
ZWEIG Stefan - Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
ZWEIG Stefan - Le joueur d'échecs

Je me promène ici

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