Parquet flottant par Samuel CORTO (2009)

Publié le par Restling

parquet-flottant.jpg4ème de couverture : "C'était à n'en plus douter un accomplissement personnel fort, une sorte de transe extatique : la magistrature m'ouvrait ses bras. Des bras bruns, puissants, poilus, tentaculaires..." Ainsi commence ce voyage où, tel un naufragé échoué en milieu hostile, Étienne Lanos, nommé substitut du procureur dans un tribunal de province, organise sa survie : approche pour le moins singulière des dossiers judiciaires, comportement déroutant pendant les audiences, érotomanie active, usage... stupéfiant de substances entreposées au palais de justice. Un roman aussi drôle qu'impertinent sur le monde très secret des procureurs de la République. Un regard inédit sur la manière dont la justice prend aujourd'hui sa place dans la société des hommes.

 

A Choco et Keisha : oui je suis atrocement en retard sur la publication de ce billet et oui j'ai honte...


Un grand merci à Keisha (ma fournisseuse officielle de livres voyageurs) d’avoir fait voyager son livre.

J’ai malheureusement un avis en demi-teinte après la lecture de ce roman.

J’avais été attirée me semble-t-il par la description du milieu judiciaire car c’est un domaine qui m’intéresse et m’intrigue énormément.

D’ailleurs, les explications données sur le fonctionnement des différentes instances judiciaires sont très claires, ou au moins aussi claires qu’elles peuvent l’être compte tenu de la nébulosité du système dans sa généralité. 1-emballe-par-acro.jpg

Ce qui m’a déplu dans ce roman, c’est malheureusement le narrateur, Etienne Lanos, un ancien avocat nommé à un poste de substitut du procureur en province. Tout ce qui l’entoure est sujet à critiques, à des moqueries parfois déplacées ; rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux. J’ai eu l’impression qu’à trop vouloir donner un ton insolent, impertinent à son livre, l’auteur a parfois versé dans le mauvais goût. 

Quant au style, il n’est pas désagréable, peut-être un peu agaçant parfois, à grand renfort d’adverbes, d’adjectifs et de substantifs, et illustre à merveille les chemins souvent tortueux de notre justice.


Publié dans Romans

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M

Rien qui m'énerve plus non plus que ces gens qui veulent dénoncer et ne finissent que par faire de la critique facile de tout et n'importe quoi !
Dommage, le monde judiciaire m'intéresse énormément aussi


Répondre
R

Et puis lui, je l'ai trouvé de très mauvaise foi. Tout ce qu'il croise, il le critique mais en même temps, il ne fait rien de bien positif de son côté !


C

A labour en effet !
Perso, je suis beaucoup plus critique que Keisha.
J'ai trouvé le personnage détestable et le style archi plat, sans compter les passages de vraiment mauvais goût. ça se laisse lire soit, on en sait plus sur le systeme judiciaire... mais après ?


Répondre
R

Moi en retard ? Jamais !
Pour le style, au départ, j'aimais bien les longues phrases très structurées mais ensuite puisque le personnage me sortait par les yeux, le style m'a un peu plus agacée.
Sinon, j'aime bien en général glaner des infos sur des sujets divers alors tout ce que je peux apprendre, je l'emmagasine (et soit je l'oublie, soit je le replace 5 ans plus tard dans une
conversation en oubliant totalement où j'avais appris ça ).


B

Des critiques de fond intéressantes, mais le trait est appuyé, c'est certain !


Répondre
R

Parfois un peu trop appuyé. Une scène en particulier m'a choquée...


K

OK ça va! On en apprend sur la justice, et je suis d'accord, les blagues ne sont pas toujours de bon goût. Mais il se lit quand même, non? On attend que l'auteur en ait fini avec ce milieu et
écrive un autre roman...


Répondre
R

Et on croise les doigts pour que ce ne soit pas Etienne Lanos qui nous raconte l'histoire !
Sérieusement, avec un peu plus de subtilité, ce pourrait être intéressant de voir comment l'auteur peut traiter un sujet qui lui tiendrait peut-être moins à coeur...


M

Je ne vais donc pas retenir ce titre qui,  vu ce que tu en dis,  devrait plutôt m'agacer aussi! 


Répondre
R

J'avoue ne pas être très indulgente quand je prends un personnage en grippe...