Les maîtres de Glenmarkie par Jean-Pierre OHL (2008)

Publié le par Restling

Les maîtres de Glenmarkie


4ème de couverture : Qui sont vraiment les maîtres du manoir de Glenmarkie, cette bâtisse écossaise menaçant ruine, tout droit échappée d'un roman de Stevenson ? Et où est donc passé le trésor de leur ancêtre Thomas Lockhart, un écrivain extravagant mort de rire en 1660 ? Fascinée par le génie de Lockhart, intriguée par l'obscur manège de ses descendants, la jeune Mary Guthrie explore les entrailles du manoir et tâche d'ouvrir les trente-deux tiroirs d'un prodigieux meuble à secrets. Ehenezer Krook est lui aussi lié aux Lockhart. A Edimbourg, dans la librairie d'un vieil excentrique, il poursuit à l'intérieur de chaque livre l'image de son père disparu. Les tiroirs cèdent un à un sous les doigts de Mary. Les pages tournent inlassablement entre ceux d'Ehenezer. Mais où est la vérité ? Dans la crypte des Lockhart ? Au fond de Corryvreckan, ce tourbillon gigantesque où Krook faillit périr un jour ? Ou bien dans les livres ? Peuplé de silhouettes fantasques, de personnages assoiffés de littérature qui rôdent au bord de la folie, Les maîtres de Glenmarkie brasse les époques, les lieux, et s'enroule autour du lecteur comme un tourbillon de papier. Hommage facétieux aux grands romans d'aventures, il pose et résout une singulière équation : un livre + un livre = un homme.

J’ai retrouvé dans ce livre ce que je m’étais attendue (en vain) à trouver dans L’Amour est à la lettre A : une véritable passion des livres qui se ressent.

Là où dans le 1er, je reconnaissais les titres mais ne sentais aucun attachement particulier de la narratrice envers eux, dans Les maîtres de Glenmarkie, je n’ai pas lu la plupart des livres cités (grande honte à moi, je vais voir si j’ai une 2nde vie disponible pour rattraper mon retard de lecture) mais je ressens l’enthousiasme du narrateur à l’égard de tel ou tel titre.

Par exemple, en parlant de Auto-da-fé de Canetti :

« Tout, dans ce livre, me fascina : la bibliomanie de Kien, la jupe empesée de Thérèse, l’invraisemblable obséquiosité du « jeune homme remarquable ». Puis la descente aux enfers. Le Ciel étoilé. Le nain Fischerle. Et l’incendie final de la bibliothèque : Il grimpe sur le sixième échelon, surveille le feu et attend. Quand les flammes l’atteignent enfin, il rit à pleine voix, comme il n’a jamais ri de sa vie.  »

Ce roman est écrit au début du 21ème siècle par un auteur français et pourtant, une ambiance écossaise, brumeuse et mystérieuse nimbe chaque page. Un manoir rustique, une crypte, un secrétaire recelant nombre de secrets, un jeu de piste mêlant intuition et logique, le passé qui refait surface petit à petit, destins croisés dans le passé et le présent : tels sont les ingrédients de ce savoureux roman.

Allez lire le billet de Lou chez qui j’ai pioché cette idée de lecture, même si personnellement je n’y retournerai pas, il me file des complexes tellement il est bien écrit ! 

Publié dans Romans

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Y
Je te l'avais dit qu'il était bien !
Répondre
R

Yes !!! Je confirme !


C
C'est grâce à Lou que j'ai découvert ce livre, et j'ai été emballée!!
Répondre
R

Oui merci Lou pour ce beau conseil de lecture !


L
Ambiance écossaise ? là j'accroche de suite !
Répondre
R

Et tu as bien raison !!!


F
Ohlàlà, là je n'y résiste pas !
Répondre
R

Je suis sure que tu vas adorer ! En fait j'ai l'impression que tout le monde va adorer !


K
Tu fais bien d'en parler, en effet : avec son titre peu parlant et sa couverture sobre, on l'oublierait !
Répondre
R

C'est vrai que si je ne l'avais pas vu chez Lou, je ne lui aurais même pas jeté un regard. Il n'est pas très "attirant" physiquement comme livre (sans être moche non plus).