24 heures avant la nuit par David BENIOFF (2000)

Publié le par Restling

undefined
4ème de couverture :
Demain, Monty Brogan doit se présenter aux portes du pénitencier d'Otisville pour y purger une peine de sept ans. II lui reste vingt-quatre heures pour dire adieu à sa vie d'homme libre... Finies les virées à Brooklyn au volant de sa Corvette, les femmes faciles, la grande vie des seigneurs de New York! On l'a donné, Monty en est convaincu. Les flics n'ont pas débarqué chez lui un beau matin sur les conseils d'un voyant. Aussi, avant de franchir le seuil de la prison, Monty Brogan a quelques comptes à solder.


Tout d'abord, ce roman partait vec un lourd handicap puisque l'adaptation signée Spike Lee avait été élu unilatéralement par un jury composé de moi, moi et moi-même "Meilleur film vu en 2004".
Et bien, waw, je ne suis pas du tout déçue, au contraire. Toute l'émotion qui ressort dans le film de Spike Lee se retrouve dans ces lignes (ou inversement).
L'histoire de ce jeune dealer, qui passe sa dernière journée avant d'aller purger une peine de prison de 7 ans, vous prend à la gorge. David Benioff nous émeut sans tomber dans la facilité du mélodrame et pourtant il a de la matière !!!
A travers de brèves scènes qui fotn appel à l'imagination du lecteur plus qu'elles ne décrivent réellement les choses, on peut sentir les failles, les faiblesses des différents personnages.
Je vois dans ce roman de nombreuses manifestations d'amour, sous les différentes formes qu'il peut prendre : l'amour entre amis (Monty,  Jacob, Franck), l'amour entre un homme et une femme (Monty et Naturelle, étrangement le moins intense selon moi), l'amour parent-enfant (Monty et son père, Monty et les souvenirs de sa mère disparue).
Mais il y a également l'amour pour New-York. La ville est partout dans ce livre, de ses trottoirs à sa végétation, de son métro à la foule, la circulation, en passant par la diversité socio-culturelle, la neige, le Queens, Manhattan...
Spike Lee, new-yorkais lui-même, a su sublimer dans son film cette déclaration d'amour à New-York, d'autant plus que le livre a été écrit avant le 11 septembre et le film tourné après, ce qui rajoute une intensité dramatique à l'omniprésence de New-York dans le film.
Le scénario a d'ailleurs été écrit par David Benioff lui-même d'après son livre.
Monty quitte ses amis, sa copine, son père, sa ville pour aller  vers un ailleurs qui ne ressemble  à rien de ce qu'il connait. Ce qu'il va se passer à partir de la 25ème heure (titre original du roman) est la clé du roman, et est laissé à l'appréciation de chaque lecteur et/ou spectateur...

Au cinéma : La 25ème heure de Spike LEE (2003)
undefined

Publié dans Romans noirs

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
c'est vrai l'interprétation était formidable, mais j'ai quand même eu un peu de mal avec le personnage qui est tout de même un revendeur de drogue qui "deale" aux écoles.
Répondre
R

C'est sur que ce n'est pas facile de faire la part des choses car après tout, son séjour en prison, il l'a bien mérité... Mais avec la bouille d'Edward Norton, on lui donnerait le Bon Dieu sans
confession !


S
j'avais apprécié le film, je me demandais à quoi ressemblait le livre - ton commentaire me donne envie de le découvrir
Répondre
R

A mon goût, le livre est vraiment à la hauteur du film (magnifique le film !).


D
J'avais vu le film et c'est vrai que ça fait été un vrai régal et maintenant que vous me dites que le livre est aussi intense je me laisserai peut être tenter. En tout cas je le note dans ma LAL.
Répondre
R
Deliregirl1 : J'ai revu le film la semaine dernière après avoir lu le roman et je confirme que le roman est aussi fort en émotions que le film.