Poussières d'ange par Ann Scott

Publié le par Restling

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4ème de couverture : « Je reviens aussi quand la nuit est tombée, et dans le fracas de l'océan, là, dans le noir, devant les vagues qui déferlent et écument, je pleure sans pouvoir m'arrêter. Je pleure parce qu'il n'y a pas moyen de savoir ; si elle a su. Si elle est tombée dans le coma avant ou si elle l'a vu venir (...). Comment accepter que lorsqu'on meurt, on s'y retrouve confronté tout seul ? » 
Au travers d'une succession de portraits de personnes disparues - certaines connues du grand public telles que River Phoenix, Joey Ramone, Edie Sedgwick ou encore Hervé Guibert -, Ann Scott livre ici, pour la première fois, des textes intimistes sur la perte des êtres chers et le souvenir insatiable que l'on garde d'eux.

Bon alors déjà, le sujet est évidemment un peu morbide. De plus, j’ai lu le recueil d’une traite, ce qui n’aide pas forcément à voir la vie en rose… J’aurais peut-être du espacer un peu la lecture de ces textes.
Hormis ça, j’ai retrouvé avec plaisir (en fait, je ne suis pas sure que le mot colle bien à ces nouvelles…) le monde de Ann Scott, cette population décalée, marginale, surfant sur les courants musicaux, sur la mode et aussi cette grande souffrance de ne pas se sentir en phase avec le monde, la drogue, la déchéance parfois…
Les textes sont puissants, émouvants. Étonnamment, celui qui m’a le plus touchée est celui où elle parle de la mort de son chat où l’on sent réellement sa peine, son désespoir de perdre cette « bête » comme elle l’appelle elle-même qui fait partie de sa vie au même titre que d’autres êtres humains.

Publié dans Nouvelles

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