Le fils de l'Homme invisible par François BERLEAND

Publié le par Restling

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4ème de couverture : «Je m'appelle François Berléand, j'ai presque onze ans, je ne prends pas la parole sans y avoir été invité par un adulte, je mange de tout, mais je n'ai pas une grande passion pour les carottes râpées, les endives et les épinards. Je ne pose pas spécialement de problèmes. Dans ma chambre j'ai un piano, une radio, un bureau et une grande armoire en teck. Et je suis le fils de l'homme invisible.»
Un soir d'hiver, dans la famille Berléand, le père de François, qui a sans doute abusé de la vodka, déclare à son fils : «De toute façon, toi, tu es le fils de l'homme invisible.» Cela ne fait rire personne autour de la table, et personne ne vient démentir le père de François. C'est le début d'une singulière et terrible histoire d'enfance et d'adolescence, chahutée tout d'abord, puis brisée peu à peu par ce faux secret qui n'est qu'une mauvaise blague. Au début, c'est très amusant d'être le fils de l'homme invisible, mais, dès lors qu'on se met à y croire, cela peut devenir angoissant, poignant, tragique. Ainsi les années de lycée du petit François se déroulent-elles dans ce climat tragi-comique où, inexorablement, la peur de l'enfant s'installe : il est différent des autres, sûrement pas très normal, peut-être mongolien. Ses parents le lui ont toujours caché pour ne pas lui faire de la peine. Voilà des années que, d'interview en interview, François Berléand raconte sa drôle d'histoire. Il aura attendu le temps et le recul nécessaires pour l'écrire enfin.


Ce récit est bouleversant. L'enfance du petit François a été complètement chamboulée par une mauvaise blague et l'incompréhension qui en a découlé.
Toute son adolescence s'est construite sur des suites de malentendus. Il se sent mal, inadapté au système. Par moments, il m'a fait penser à l'Antoine Doinel de François Truffaut dans Les 400 coups.
Le livre est réellement touchant, on voudrait intervenir pour que cessent tous ces quiproquo tristement comiques.


« Car c'était ça, ma vie, une tricherie. Je venais d'en avoir la preuve. »

Publié dans (Auto)-Biographies

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S
Ce livre, qui donne la parole à un enfant trop confiant, incapable de distinguer la vérité et la fantaisie d'une malencontreuse boutade, et son trajet si douloureux pour assimiler cette contre-vérité du père, est remarquable en ce qu'il nous invite à réfléchir davantage à ce qu'il convient de dire
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R

Je suis bien d'accord et depuis que j'ai lu ce livre, je réfléchis à 2 fois avant de dire quelque chose à mes filles. Ou bien je leur précise vite que ce n'est qu'une blague.


H
Ce livre est dans ma PAL
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R

Il est assez agréable à lire.