Par auteur

ANGOT Christine - Rendez-vous
ATKINSON Kate - Dans les coulisses du musée

AUSTEN Jane - Orgueil et préjugés
AUSTER Paul - La nuit de l'oracle
AUSTER Paul - Le livre des illusions
AUSTER Paul - Moon Palace
AUSTER Paul - Brooklyn Follies
BENIOFF David - 24 heures avant la nuit
BERLEAND François - Le fils de l'Homme invisible
BRAJKOVIC Daniel - Chiens féroces
BRUSSOLO Serge - Trajets et itinéraires de l'oubli
BUSHNELL Candace - Haut de gamme
CHAPSAL Madeleine - Défense d'aimer
CHRISTIE Agatha - L'heure zéro
COBEN Harlan - Temps mort
COBEN Harlan - Promets-moi
COHEN Albert - Belle du Seigneur
CONNELLY Michael - A genoux
DAHL Roald - Charlie et la chocolaterie
EUGENIDES Jeffrey - Virgin suicides
FERNEY Alice - Les autres
FINDER Joseph - Company Man
GRIMBERT Philippe - Un secret
HOUELLEBECQ Michel - La possibilité d'une île
IRISH William - La mariée était en noir
JAMES P.D. - Les fils de l'homme
KELLERMAN Jonathan - La psy
LEVY Marc - Les enfants de la liberté
MAUPIN Armistead - Michael Tolliver est vivant
MC INERNEY Jay - La belle vie
MUSSO Guillaume - Parce que je t'aime
NOTHOMB Amélie - Journal d'Hirondelle
PAHLANIUK Chuck - Fight Club
PEACE David - 1983
QUINTREAU Laurent - Marge brute
RENDELL Ruth - Deux doigts de mensonge
ROCHE Henri-Pierre - Jules et Jim
SAGAN Françoise - Musiques de scènes
SCALESE Laurent - Le sang de la mariée
SCOTT Ann - Poussières d'ange

SCOTT Ann - Héroïne
SELBY Hubert Jr - Last exit to Brooklyn
SHAKESPEARE William - Le songe d'une nuit d'été
TESTUD Sylvie - Gamines
TEULE Jean - Je, François Villon
TEULE Jean - Le magasin des suicides
TAYLOR Elizabeth - Angel
UDALL Brady - Le destin miraculeux d'Edgar Mint
VIAN Boris - L'herbe rouge
WEI-WEI - Fleurs de Chine

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Vous l'avez dit

Samedi 5 juillet 2008
Aujourd'hui est un grand jour !!! C'est le jour où je peux poster les photos de mon magnifique colis et faire les remerciements qui s'imposent !

Alors tout d'abord un grand merci à Anjelica d'avoir organisé à merveille ce swap et d'y avoir consacré beaucoup de temps.

Merci beaucoup à Liliba pour ce joli colis que j'ai reçu et qui m'a fait
énormément plaisir !!!



Dans le colis, il y avait :
  • Une jolie boîte qui contenait les autres cadeaux et à laquelle j'ai déjà trouvé une nouvelle utilité, elle va maintenant servir de réceptacle aux cartes postales, de voeux ou de remerciements que je reçois et que je ne sais jamais où ranger.
  • Le livre : Terre des Oublis de Duong Thu Huong que je n'ai pas lu et dont la 4ème de couverture me plait assez.
  • Le CD : Jamais la paix de Mademoiselle K. Génial, j'adore Mademoiselle K mais je n'avais pas cet album... Très bien joué Liliba !!! :-)
  • Des friandises : Babeluttes de Lille (je ne connais pas du tout) et des pastilles de réglisses & menthe (miam miam)
  • Un joli marque-page que je vais tenter de ne pas perdre (promis je fais attention, je n'ai toujours pas perdu celui envoyé par Nath lors du swap Littérature & Cinéma ^^)
  • Un carnet pour noter tout ce qui me fait envie et 9 jolis timbres
  • Une jolie bourse en tissu pour ranger plein de petites choses dedans.
  • Un bracelet et un joli gling-gling à accrocher à mes clefs.

J'ai vraiment été très gâtée, merci beaucoup Liliba !!!

Quant à moi, j'ai envoyé mon colis à Marca qui m'a dit que ça lui avait fait plaisir.
Voilà un swap très réussi et très satisfaisant. :-)


par Restling publié dans : Défis-Swaps-Jeux
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Dimanche 29 juin 2008

Bébé mort et gueule de bois
4ème de couverture : « L’adjoint passe d’un groupe à l’autre, il faut que Simon le retienne par la manche. L’heure de la mort ? Le corps est encore chaud. Le médecin est arrivé ? Vous auriez un chewing-gum ? Au sol, un enfant, nu, est étendu dans une flaque rouge, ou brune, ou presque grise, presque absorbée par le bitume qu’elle recouvre. La tête a dévié de son axe et c’est horrible à voir. Le flic de la municipale est assis à la terrasse d’un restaurant, près du corps. Il tend la main vers le gobelet de café, ou de thé, que lui propose un policier en uniforme. La main tremble. Le liquide vibre, noir et chaud comme du sang. La psychologue de la police l’a emmailloté dans une couverture. »
Un bébé mort (assassiné ?).
Une femme qui délire (suicide ?).
Un homme amoureux (désespoir ?).
Un flic dans l’impasse (solitude ?).
L’ombre d’un écrivain (la vie est un roman ?).
Simon mène l’enquête.
Un polar (ou une histoire d’amour ?). 

C’est un polar assez étrange. On ne suit pas véritablement le déroulement de l’enquête mais plutôt les errances des personnages qui sont tous à une période charnière de leur vie.
Le style est assez intéressant : peu de dialogues, des transpositions directes des pensées des protagonistes, peu ou pas de descriptions, des métaphores.
M
ais malgré cela, j’ai trouvé l’ensemble du livre assez confus, trop « fouillis » pour vraiment saisir le fin mot de l’histoire.
Les histoires des personnages ne sont pas assez approfondies, le déroulement du récit pas assez explicite à mon goût.

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com
par Restling publié dans : Policier/Thriller
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Jeudi 26 juin 2008

Petit tag sur nos habitudes de lecture que j'ai vu sur plusieurs blogs de lectrices et que je trouve assez sympa.
Alors voilà, je me tague toute seule comme une grande...


Où et quand ?

Partout où je peux et dès que je peux. J'ai toujours minimum un livre dans mon sac et quand il est court ou que je suis proche de la fin, j'en rajoute un second. Quand il m'arrive (fait extrêmement rare) de ne pas en avoir, si je peux en acheter un n'importe où ça va mais sinon, je peste contre moi-même toute la journée et je lis ce qui me tombe sous la main (prospectus, journaux, panneaux d'affichage...).
En fait, je lis en majorité dans le métro (3/4 d'heure matin et idem le soir), assise quand j'ai de la chance et sinon debout avec mon livre à la main (voilà pourquoi je préfère les formats poche).
Je lis souvent le soir dans mon lit avant de m'endormir, ce qui retarde considérablement le moment de mon coucher car je ne m'endors jamais au grand jamais sur un livre. Quand j'étais plus jeune, je lisais parfois jusqu'au matin et je me levais ensuite...
Et enfin, je ne lis jamais jamais chez moi en journée car mes filles se collent à moi, me prennent le livre, me demandent ce que je lis. C'est tout bonnement impossible !!!

Comment je choisis mes lectures ?

Avant de connaître les blogs de lecteurs et lectrices, les LAL et PAL, avant de m'être auto-diagnostiquée LCA, j'allais en librairie, je regardais les couvertures, quand elles m'attiraient, je lisais la 4ème de couverture et si cet examen était concluant, je prenais. Parfois, le titre me suffisait.
Maintenant, je me constitue une LAL (que j'oublie systématiquement d'imprimer quand je vais à la librairie) en piochant à droite à gauche sur les blogs, je pique des livres à mon papa et je continue en parallèle mon ancienne méthode.
Et j'achète tous les livres de Ruth Rendell, James Ellroy et Michael Connelly dès leur sortie en français (malheureusement je ne lis pas l'anglais).

Quel style de lecture ?

Principalement des romans, des romans noirs, des romans policiers, parfois de la chick-lit j'aime bien, c'est sympa, ça détend. Je me découvre ces temps-ci un intérêt certain pour les biographies d'auteurs.

Qu’est-ce que j’attends de mes lectures ?

Rien de bien précis, du plaisir avant tout. Ne pas voir le temps passer quand je lis. Etre complètement et totalement embarquée dans une histoire. Rire ou pleurer en lisant. Etre surprise aussi parfois. Trouver des mots beaux dans des phrases belles (totalement subjectif je sais).

Mes petites manies ?


J'en ai tellement !!! Pour n'en citer que 3 :
* Avant je lisais en diagonale : le 1er tiers de la 1ère ligne, le 2nd tiers de la 2nde ligne, etc. Et depuis environ 2 ans, je me force à bien lire tous les mots de toutes les phrases. Quand j'aime bien un livre, je sens mes yeux qui essaient d'aller plus vite que ma lecture alors je me concentre d'autant plus pour ne rien rater.
* Je perds tous mes marque-pages (j'en ai retrouvé un ce matin dans la salle de bains !!!) alors je marque mes pages avec ce qui me tombe sous la main : le plus souvent, ce sont des photos des filles mais ça peut aussi être des cartes de visite, des recettes de cuisine...
* Je suis monomaniaque, quand un auteur me plait, je lis d'une traite tout ce que je peux trouver de lui ou elle. Ann Rice, Stephen King, James Ellroy, Michael Connelly, Harlan Coben, Amélie Nothomb, Ruth Rendell ou encore Emile Zola ont eu droit à ce traitement !!!
par Restling publié dans : Autour de la lecture
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Mardi 24 juin 2008
J'ai été taguée avec grand plaisir par Argantel.
Mais que faut-il donc faire ???
  • Attrape le livre le plus proche
  • Va à la page 123 (ou 23 si short book !)
  • Trouve la 5ème phrase
  • Et recopie les 3 suivantes
  • Tag 5 autres personnes
"- Ah, la garce. Je ne la reverrai plus jamais !
Sur le lit du Mort où Eugénie avait lancé son panier, Henri-Albert tentait de suivre les aventures néoconjugales de son idole. Verlaine se tourna vers lui et chuchota sur le ton de la confidence en remuant un doigt en l'air : "

Je pense que le titre du livre en question ne devrait pas être dur à retrouver mais sinon je le tiens à disposition de ceux ou celles qui veulent savoir. :-)

A mon tour, je passe le relais à :
Manu, Deliregirl, Anjelica, Karine et Toinette.
par Restling publié dans : Autour de la lecture
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Samedi 21 juin 2008
Les autres 4ème de couverture : Théo fête ce soir ses vingt ans et rien ne devrait troubler ce moment de convivialité et de réjouissance. Rien sinon le jeu de société que son frère aîné lui offre, qui révélera à chaque participant la façon dont les autres le perçoivent, menaçant de remettre en cause l'idée qu'il se faisait de lui-même et des sentiments réciproques l'attachant à ses proches. Au fil de la partie, le jeu devient le révélateur de secrets de famille jusque-là soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance... et nul ne sortira indemne de la soirée. Evoquant les liens de la fratrie, de l'amitié ou de l'amour naissant, Les Autres est aux relations affectives ce que La Conversation amoureuse est à l'amour : un accomplissement romanesque d'une remarquable maîtrise polyphonique.

Un livre vraiment très intéressant d'une part par sa construction et d'autre part par l'originalité de l'idée de départ.
Le livre commence par une page de garde présentant les personnages à la manière d'une pièce de théâtre : noms et relations entre eux.
Le corps du récit est divisé en 3 parties :
- les choses pensées : suite de petits chapitres reprenant chacun les pensées intimes des protagonistes tout au long de la soirée. Style direct, phrases courtes, on est plongé en plein coeur de leur état d'esprit et on apprend à cerner chaque individu.
- les choses dites : on reprend la description de la soirée de manière tout à fait objective, les gestes, les phrases de chacun.
- les choses rapportées : un 3ème récit de la soirée comme fait par une personne extérieure qui nous décrirait les personnages, leur état d'esprit dans la vie de tous les jours, la manière dont ils perçoivent les autres, leurs faits et gestes, des flash-back...
Ces 3 versions différentes de la même soirée nous permettent d'être au coeur même de tout ce qu'il se passe, de vibrer, d'être en colère ou triste avec tour à tour l'un ou l'autre des participants de cette soirée d'anniversaire un peu spéciale.
Quant à l'idée de départ, elle est très intéressante : comment un jeu de société (a priori anodin et inoffensif) peut-il chambouler les relations entre les membres d'une même famille, des amis ?
Ce jeu de société existe : Caractère, et si étrange que cela puisse paraître, ce livre m'a donné envie de l'acheter et d'en faire une partie avec mes proches. C'est fou l'intérêt que l'on peut porter à vouloir tout connaître alors que l'on sait quand même très bien que toute vérité n'est pas bonne à dire...
Le pouvoir des mots est démontré dans ce roman, les secrets sont dévoilés qui vont changer à jamais la vie de nos personnages.

"Les mots avaient agité la vie, comme les cristaux colorés du kaléidoscope."
par Restling publié dans : Romans
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Jeudi 19 juin 2008
Musiques de scènes

4ème de couverture : Une heure. Elle ne l’attendra pas une minute de plus, frigorifiée sur ce banc de square désert. Mais comment en est-elle arrivée là, elle, une femme mariée, enviée, désirable et désirée, à se torturer pour un type médiocre, moche et égoïste qui se moque d’elle et n’arrive pas ? A moins que le clochard crasseux qui s’approche ne lui donne, dans sa sagesse balbutiante, la solution du problème…

En quelques lignes à l’eau-forte, Françoise Sagan crée des personnages, une action, une atmosphère. En quelques pages, elle déclenche un intense suspense psychologique, un petit drame cruel, une comédie brutale ou malicieuse. Dans « Quelques larmes dans le vin rouge » comme dans les 12 récits qui l’entourent, on retrouve avec émotion ses thèmes habituels : la fragilité de l’amour, les lassitudes du cœur, les ravages du snobisme, la tristesse, la précarité des sentiments.

 

Hasard ? Coïncidence ? J’ai retrouvé il y a 1 mois, bien planqués au fond de ma bibliothèque 3 ou 4 œuvres de Françoise SAGAN achetés au moment de ma période monomaniaque Sagan mais délaissés, certainement au profit d’un autre auteur. Et en ce moment, avec la sortie du film Sagan (que je ne vais pas tarder à aller voir je pense), on n’entend plus parler que de cette auteure atypique.

Bref, je me suis replongée avec délice dans son écriture tellement moderne.

Les nouvelles représentent un genre littéraire assez boudé en France et c’est réellement dommageable.

En quelques lignes, Françoise SAGAN croque avec justesse des personnages et des situations, des décisions prises à un moment crucial d’une existence et qui changent (ou pas) le cours d’une vie.

Un véritable régal que ces 13 petites nouvelles !

par Restling publié dans : Nouvelles
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Lundi 16 juin 2008

Les enfants de la liberté

4ème de couverture : On est tous l’étranger de quelqu’un.

Jeannot, Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.

 

Marc LEVY abandonne ici son style habituel puisqu’il nous raconte une histoire vraie, l’histoire de son père, de tant d’autres enfants résistants, en ce temps où le courage était leur unique richesse, l’espoir l’unique raison de rester en vie.

Stefan ZWEIG a préféré se donner la mort avec sa femme en 1942 à 61 ans plutôt que d’affronter le spectacle de la destruction de sa « patrie spirituelle », l’Europe, pour ne plus avoir à contempler cette guerre trop monstrueuse.

Sa lettre d’adieux se terminait ainsi : « Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux. ».

Les « enfants de la liberté » eux, armés de leur jeunesse, de leur foi en l’avenir, de leur envie de revoir le printemps, se sont battus, ont résisté pour voir leurs idéaux devenir réalité.

Le livre est beau, les actes de générosité et de courage sont purs, les sentiments vrais.

Mars LEVY sait comment raconter les « petits » actes de solidarité quotidiens qui ont eu lieu pendant cette guerre et les magnifier. Il a sous sa plume la poésie qui convient idéalement.

Quelques passages qui m’ont fait vibrer :


« Tu vois, c’est l’histoire d’un curé qui se prive de manger pour sauver un Arabe, d’un Arabe qui sauve un Juif en lui donnant encore raison de croire, d’un Juif qui tient l’Arabe au creux de ses bras, tandis qu’il va mourir, en attendant son tour ; tu vois, c’est l’histoire du monde des hommes avec ses moments de merveilles insoupçonnées. »


« Je veux vivre, je veux m’évader de l’enfer, sortir d’ici. Je veux voir mon frère, le serrer dans mes bras, lui dire que tout n’était qu’un absurde cauchemar ; qu’au réveil j’ai retrouvé nos vies, comme ça, par hasard dans le coffre où maman rangeait mes affaires. Ces deux vies, la sienne, la mienne, celles où nous allions chaparder des bonbons chez l’épicier du coin, celles où maman nous attendait au retour de l’école, celles où elle nous faisait réciter nos devoirs ; juste avant qu’ils viennent nous l’enlever et nous voler nos vies. »
 

par Restling publié dans : Romans
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Vendredi 13 juin 2008
Je, François Villon

4ème de couverture : Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a étudié à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Ides plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps. Il a ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté. Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé ne pouvait mieux clore son voyage en Poésie qu'en endossant avec orgueil et humilité les haillons magnifiques de François Villon.

 

De François Villon, je ne connaissais que

« Frères humains qui après nous vivez,

N’ayez les cœurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous autres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous merci. »

réminiscence d’école… Et comme j’aime assez l’écriture de Jean TEULE, que j’ai lu des critiques positives sur ce livre et que je me suis découvert avec Balzac de Stefan ZWEIG un goût pour les biographies romancées d’artistes (parce que les biographies de people par exemple, ça ne m’intéresse pas vraiment…), je me suis lancée dans Je, François Villon.

Ce fut une vraie découverte pour moi que la vie tumultueuse de ce poète maudit.

Si François Villon a été un grand poète, il a également mené sa vie de manière purement égoïste, dirigé par ses seuls besoins personnels. Il fut « méprisable par ses mœurs et admirable comme ouvrier de l’unité de notre langue ».

Il a participé à de multiples délits : vols, meurtres… Il a été arrêté et torturé à son tour ; il a été gracié par la justice et a échappé à la peine de mort à plusieurs reprises ; finalement il a été banni de Paris pour une durée de 10 ans mais à partir de ce moment là, nul ne sait ce qu’il est devenu.

François Villon a vécu 32 années intenses et Jean TEULé nous les raconte sans un temps mort et décrit extrêmement bien le contexte violent et sans merci de l’époque.

Certains passages de ce livre, la grande majorité en fait, sont presque insoutenables de violence, de tortures et d’anéantissement d’autrui. C’est bien entendu lié à l’époque et quiconque vivait au 15ème siècle ne devait pas avoir la vie (ni la mort) facile.

Le texte est émaillé d’écrits de Villon qui rythment le déroulement de sa vie (à chaque occasion sa complainte…) en version "originale" si j’ose dire puis "traduits" en français plus contemporain afin que nous puissions quand même saisir la beauté des mots.

Après avoir lu ce livre, je pense que je vais vite aller me procurer Ô Verlaine ! et Rainbow pour Rimbaud.

2 autres avis positifs : celui de Florinette et celui de Karine

par Restling publié dans : (Auto)-Biographies
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Lundi 9 juin 2008
Journal d'Hirondelle


4ème de couverture : C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou. A. N.

Avis mitigé sur ce court (moins de 100 pages) roman qui était passé inaperçu à mes yeux.
En général, j'aime assez ce qu'écrit Amélie NOTHOMB et Acide Sulfurique, très critiqué, m'avait beaucoup plu.
Mais là, je n'ai pas réussi à entrer dans l'ambiance et l'état d'esprit de ce narrateur qui après un chagrin d'amour arrive à annihiler toutes ses sensations et découvre qu'ensuite, les seules choses le faisant vibrer sont les sensations neuves, sans aucune connotation de son passé, comme par exemple tuer.
D'autre part, si le fond du livre ne m'a pas plu, beaucoup de petites choses dans la forme ont sauvé mon intérêt.
Tout d'abord, le livre est bercé par la musique de Radiohead : Amnesiac, Kid A et Hail to the Thief, ce qui ne peut que me plaire.
Ensuite, tout au long du récit, sont disséminées des sensations simples mais que l'on ne prend pas la peine de savourer : l'odeur de l'air après la pluie (j'adore !!!), l'odeur des gommes neuves...
Au final, Journal d'Hirondelle fut quand même une déception pour moi. J'espère que le prochain NOTHOMB de ma LAL (Ni d'Eve, ni d'Adam) sera plus proche de Mercure (mon préféré) que de ce livre-ci.

par Restling publié dans : Romans
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Vendredi 6 juin 2008
Parce que je t'aime

Attention : Coup de coeur !!!

4ème de couverture : Layla, petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l'endroit exact où l'on avait perdu sa trace. Elle est vivante mais reste plongée dans un étrange mutisme. A la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations : où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ? Une histoire d'amour envoûtante, un livre profondément humain qui vous plonge dans le mystère et le suspense, un dénouement que vous n'oublierez pas.

Comme indiqué avant la 1ère page du roman, "pour préserver la surprise", je ne révèlerai pas "la fin de ce livre" à mes amis.
Mais par contre, je conseille fortement ce livre à mes amis. J'ai adoré, un vrai séisme d'émotion dans ces quelques pages qui se lisent vraiment trop vite.
Comme à chaque roman ou presque, Guillaume MUSSO me fait pleurer dans le métro, assise ou debout, mon livre à la main et les yeux tout gonflés...
Une fois ce roman entamé, j'ai eu du mal à le lacher et je me suis laissée embarquer jusqu'à la fin que je n'avais pas du tout sentie venir.
Contrairement à Marc LEVY, que j'aime pourtant beaucoup aussi, je trouve que Guillaume MUSSO se bonifie à chaque roman.

par Restling publié dans : Romans
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