Du travail par dessus la tête, beaucoup de choses à faire sur mon temps libre, des
petits soucis de santé font que je ne consacre pas beaucoup de temps à mon blog et à la blogosphère en ce moment... (je n'ose même plus consulter mon Google Reader de peur de voir le nombre
d'articles non lus ) Et je ne vais pas rattraper le temps perdu ce week-end car en bons parents indignes que nous sommes, nous déposons
(allègrement) les lutines demain matin chez leur tatie et nous partons pour un week-end en amoureux dans un château (oui oui celui de la photo ! ). Mais je continue à lire et je cumule les billets pour dès que j'aurai plus de temps (du genre cet été quand tout le
monde sera en vacances et que ce sera plus calme au travail...). A très bientôt, bonnes vacances à tous ceux qui partent et courage aux autres !
4ème de couverture : Dure vie que celle de flic dans le Dublin
d'aujourd'hui : la crasse, la violence, la drogue... le progrès, quoi. Et voilà qu'on vous crucifie un gus - doux Jésus !- sur la porte d'un hangar à bateaux, la tronche couronnée jusqu'au col
par un méchant sac en plastique. Saloperie d'époque! Allons, tout n'est quand même pas perdu: la Guinness continue de couler au robinet, et l'ami Pat Coyne, chevalier exemplaire, est là qui vous
protège, prêt à nettoyer votre bonne ville de toute la racaille qui voudrait la pourrir jusqu'à l'os... Seul problème: à vouloir jouer les chevaliers aujourd'hui, on ne s'expose pas seulement à
recevoir des coups, voire à finir dans une bagnole-cercueil au fond des eaux du port... on risque de péter les plombs, tout simplement.
Idée de lecture piochée chez Keisha, son avis est ici.
Inhabituel, ce roman policier mais pas du tout inintéressant. J'ai fait connaissance avec Pat Coyne, un guarda (policier irlandais) assez atypique.
Pat Coyne, marié, père de 2 enfants, s'est donné une mission : "Il était là pour veiller à ce que les ennemis du bonheur soient bannis."
A ses yeux, la vermine est principalement représentée par Berti "Drummer" Cunningham, caïd tout-puissant à Dublin et Coyne se met en tête de le faire tomber par tous les moyens possibles.
Le roman insiste particulièrement sur la personnalité borderline de Coyne, qui va jusqu'à bruler la voiture d'un suspect, pénétrer par effraction chez le même suspect afin de détruire tout ce
qu'il peut -alors même qu'il est sous le coup d'une suspension de son poste de guarda-, qui met inconsciemment en danger ses amis et sa famille.
Il n'y a pas réellement d'enquête à proprement parler. Cunningham est coupable de multiples méfaits, tout le monde le sait, le problème est plutôt d'arriver à le coincer.
Entre problèmes relationnes et débordements de violence, Coyne livre un vrai combat contre la société telle qu'elle ne devrait pas exister selon lui.
Un roman à l'image de son personnage principal : déjanté, mais qui odnne également une vision très noire du monde.
4ème de couverture : Un bijoutier ligoté avec une grenade placée entre les genoux ; une femme accusée d'avoir frappé son mari à la tête avec un marteau
; un " Darth Vader " se baladant à vélo le sexe à l'air ; un couple de paumés qui fricote avec la mafia russe... Les nuits du flic Wesley Drubb, fils à papa en mal de sensations fortes, sont bien
agitées. Est-ce vraiment un hasard si au commissariat d'Hollywood, la réalité ressemble souvent à un scénario de film ?
"Putain, mais comment ai-je fait mon compte pour atterrir ici ?"
Voilà, j'ai enfin lu le livre offert lors du Black Swap par Xanadu (ah oui, parce que figurez-vous que j'ai fini par trouver mon swappeur et du 1er coup en plus ! ).
J'ai découvert Joseph WAMBAUGH et je ne le regrette pas.
Pourtant, j'ai bien cru que nous n'allions pas bien nous entendre tous les 2 à la lecture des 1ères pages, un dialogue "parlé flic" entre 2 policiers, qui a le mérite de nous faire entrer
directement dans l'ambiance, mais un peu difficile à suivre d'entrée de jeu pour moi.
Mais tout celà s'est arrangé dès la page 12. Et là, j'ai plongé dans le quotidien du commissariat d'Hollywood, j'ai eu droit à une véritable immersion en milieu policier.
Sans s'attacher à un officier de police en particulier, l'auteur brosse une galerie de personnages criants de vérité avec en toile de fond l'enquête sur un cambriolage et un braquage à main
armée.
On ressent très fortement ce sentiment d'appartenance à une famille, dans laquelle le policier surnommé l'Oracle fait figure de patriarche, propre aux flics de ce roman, la solidarité qui règne
entre eux. Nous assistons à des scènes désopilantes qui ne peuvent avoir lieu qu'à Hollywood : "A [...] toutes les unités : voir femme dans Hollywood Boulevard,
à l'ouest d'Highland. Agression en cours. Batman contre Spiderman. Batman vu pour la dernière fois en train d'entrer dans le Kodak Center. Personne qui a lancé l'appel est Marylin
Monroe.", ainsi qu'à des scènes plus poignantes (des enfants victimes de maltraitance).
On sent que Joseph WAMBAUGH est un familier de ce milieu policier et qu'il s'est beaucup "documenté" afin que la fiction soit au plus proche de la réalité. J'ai particulièrement apprécié les
remerciements finaux : "Et l'écrivain James Ellroy, qui me pressa de revenir aux racines du Los Angeles Police Department.".
En résumé, ce roman policier est un instantané humain et réaliste de la police d'Hollywood et Joseph WAMBAUGH est un auteur que je relirai avec plaisir.
Tout d'abord, merci à mon mamour qui m'a offert ce livre dès sa sortie (même
si je lui ai soufflé l'idée )
4ème de couverture : La situation commence à s'arranger pour l'avocat Mickey Haller blessé à la fin de La Défense
Lincoln. Après deux ans de soins, il hésite encore à reprendre du service lorsqu'il se retrouve à la tête du cabinet de son ami l'avocat Jerry Vincent, assassiné. Haller hérite d'une énorme
affaire, la défense de Walter Elliot, un magnat du cinéma accusé d'avoir tué son épouse et l'amant de cette dernière. Mais alors qu'il se prépare pour ce procès qui pourrait faire de lui une
célébrité, il découvre que lui aussi est en danger. Entre alors en scène un Harry Bosch qui, comme à son habitude, est prêt à tout, y compris à se servir d'Haller pour arrêter le meurtrier de
Jerry Vincent. Mais, les enchères montant, tous deux comprennent que malgré ce qui les sépare ils n'ont pas d'autre choix que de travailler ensemble.
"Tout le monde ment. Les flics. Les avocats. Les
victimes." Comme j'étais impatiente de lire le dernier CONNELLY !!! Et cet opus est un bon cru
malgré quelques déceptions tout à fait personnelles sur lesquelles je reviendrai un peu plus tard. Après avoir exploré la police avec Harry Bosch, le journalisme avec Jack Mc Evoy, Michael CONNELLY s'attaque ici à
la justice avec la seconde aventure de Mickey Haller, avocat, qui était déjà le héros de La Défense Lincoln. Petit aparté : il est à noter que dans Le verdict du plomb, ces 3 personnages apparaissent. A la place d'une enquête policière en bonne et due forme, nous assistons au déroulement entier d'un procès du point
de vue de la défense : constitution d'un jury, plaidoiries, interrogatoires, interrogatoires en contre, travail de l'enquêteur de la défense (celui de l'accusation étant bien évidemment la
police...), manoeuvres et stratégies diverses et variées. J'ai été embarquée dans une véritable partie d'échecs et de poker mêlés où la réflexion, l'anticipation, le bluff
sont autant de qualités essentielles et durant laquelle l'auteur arrive à tenir le lecteur en haleine jusqu'à la toute fin. Passons maintenant à mes petits bémols personnels. La 4ème de couverture nous promet de voir Bosch (mon héros
policier favori entre tous) en action. Or, à aucun moment, il n'occupe le devant de la scène. Frustration intense pour moi !!! Cela dit, même en tant que pesonnage "secondaire", quel charisme ce
Bosch !!! D'autre part, j'étais allée fureter un peu sur le Net avant la sortie de ce livre et j'avais lu une "révélation" sur
ce livre, révélation que j'ai attendue tout le roman et qui n'arrive qu'à l'avant-dernière page ! (je déteste Wikipédia) Les points négatifs soulevés dans ce billet m'étant purement personnels, je dois quand même rendre justice à ce
roman et dire que c'est encore un très bon polar que nous offre là Michael CONNELLY !
Edit du 9 juin 2009 - 19h41
: QUE TOUS CEUX QUI ONT VU QUE J'AVAIS ECRIT "LA FIN DANS LE MONDE" AU LIEU DE "LA FAIM DANS LE MONDE" SANS ME LE SIGNALER SOIENT FOUETTES EN PLACE PUBLIQUE
!!!!!!!!!!!!!!!!!
Me voilà taguée par Manu et avec grand plaisir car à force de voir ce tag circuler, j'avais très envie de
le faire moi aussi (en fait il faut que j'avoue quelque chose, j'a-do-re les tags ! ;-) )
Trois boulots que j'aurais aimé
exercer
3 métiers extrêmement différents de celui que j'exerce
aujourd'hui !!!
Interprète : comme je disais sur le blog de
Manu, mon papa était traducteur alors ça inspire un peu...
Avocate : jusqu'au moment où j'ai compris
qu'on défendait plus souvent des coupables que des innocents. J'ai même fait 2 ans de droit (et j'étais plutôt mauvaise sauf en micro-économie, discipline qui se rapproche beaucoup plus de mon
métier actuel !)
Journaliste
Trois films
préférés
Pffff alors là, c'est presque aussi dur que 3 livres préférés.
La 25ème heure de Spike LEE
(2003)
Donnie Darko de Richard KELLY (2002)
Le temps qui reste de François OZON (2005)
Trois
livres préférés
Bon alors comme c'est vraiment trop dur, je reprends les 3 premiers de ma liste pour
le défi Blog-o-trésors...
Le Grand Nulle Part par James ELLROY
Le Petit Prince par Antoine de Saint EXUPERY
Le Maître des Illusions par Donna TARTT
Trois
émissions
Faites entrer l'accusé. J'aime beaucoup la description des enquêtes et du fonctionnement de la machine judiciaire. Mais
parfois, certaines affaires, notamment celles touchant à la pédophilie, sont extrêmement difficiles à supporter.
Le Grand Journal, et spécialement Le Petit
Journal de Yann Barthes et le SAV d'Omar et Fred ! Mon petit moment de détente du soir quand les filles sont couchées et que j'allume la télé.
La Nouvelle Star, quoique cette année,
franchement j'ai arrêté de regarder depuis quelques semaines déjà... Pas vraiment à mon goût les candidats 2009, la finale se fera sans moi...
Trois
séries
Il aurait mieux valu faire un tag des 5 parce que je suis frustrée quasiment à chaque
question !!!
Skins !!!!
Bon à force, je vais quand même me fendre d'un mot sur cette série anglaise que
j'adore et qui reste (et de loin) ma série préférée entre toutes. Sur le coffret DVD de la saison 2 que je viens d'acheter, il y a écrit : « Trash, vulgaire, décalée », alors trash
oui, vulgaire parfois et décalée un grand oui.
Mais surtout, des personnages, des ados anglais, sincères, vrais et attachants. Des
scènes magnifiquement filmées et très très intenses et une bande son parfaitement placée pour souligner l'intensité des épisodes.
Chaque épisode est tourné comme un vrai petit film et la réalisation est vraiment au
top (un peu le compliment qui est souvent fait également à Nip Tuck).
Mais là, je ne parle que des 2 premières saisons car apparemment, dans la saison 3, il
n'y a plus aucun de mes ados de la 1ère saison qui m'ont tant conquise...
Dr House
Je pense que ça peut se passer de commentaire.
Dexter
J'adore le paradoxe entre le gentil flic scientifique le jour et le méchant tueur
psychopathe la nuit. Et je trouve que Michael C. Hall joue son rôle à la perfection, parfois niais et parfois inquiétant (brrrrr le « dark passenger »).
Et de plus, je suis une grande fan des génériques et je trouve que celui de Dexter
(trop long au goût de tout le monde, j'ai l'impression) est juste... parfait ! (celui de Heroes était vraiment bien aussi hormis la musique en français mais je
m'égare)
Et j'ai une pensée émue pour ceux que je n'ai pas pu citer par cause de manque de
place, à savoir Nip Tuck, Desperate Housewives, et autres The
Shield...
Trois endroits où j'aime passer les
vacances :
Question délicate car comme ma famille est dans le Sud de la France et qu'on les voit
peu, toutes nos vacances se passent dans la maison de mon père dans le Sud mais à partir de l'année prochaine, on aimerait assez partir juste tous les 4 quelque part où il fait beau... Et quand
les filles auront quelques années de plus, je les emmènerais bien visiter des pays qu'on ne connait pas encore (le Pérou !!!).
Trois sites web que je fréquente
quotidiennement
Google Reader
Facebook quoique de moins en moins mais bon, il fallait
bien en mettre un...
Ma messagerie
Trois plats (ou aliments) que je ne
mangerai jamais :
Du MELON !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Du foie (berk berk berk)
Des tripes (berk berk berk)
Trois plats que j'adore
:
Les huîtres (je sais que celui-ci est plus
souvent dans la catégorie juste au dessus mais moi j'a-do-re !)
Les pommes de terre sous toutes leurs formes
(frites, chips, purée, pommes de terre vapeur et au beurre, pommes rissolées, toutes leurs formes je vous dis :D)
La fondue bourguignonne
Trois endroits où j'aimerais être en ce
moment :
Au cinéma
Dans un transat au soleil près d'une piscine avec
un bon bouquin et des clopes un Coca frais.
Dans un parc plein de verdure pour que les filles
puissent jouer et moi les prendre en photo.
Trois personnalités que j'aimerais
rencontrer
Là franchement, j'ai beaucoup de mal à répondre à la question car je ne suis pas du
tout attirée par d'éventuelles rencontres avec des célébrités... Alors je vais choisir ceux qui bénéficient à mes yeux du plus grand capital sympathie, et ça donne
Yvan Attal
Sean Penn
Quentin Tarantino (soufflé par mon mari parce que
vraiment là je n'y arrivais plus...)
Trois voeux pour l'année prochaine
:
Je souhaite que cessent la faim dans le monde, les guerres dans le monde, la crise (et
là, vous pensez que je suis prête à être candidate à l'élection de Miss France ?)
Je souhaite que Leonor se calme parce que je me demande comment je vais faire pour
tenir le coup si elle continue à être aussi speed !!!
Je souhaite que l'on soit tous les 4 (mamour, lutines et moi) aussi heureux que cette
année mais beaucoup plus détendus et du coup, encore plus heureux !
Je ne sais plus trop qui a fait ce tag ou non alors je vais "refiler le bébé" à
Noisette27, à Sarah et à Anjelica quand elle aura emménagé et qu'elle aura tout son temps à elle !
4ème de couverture : Sous la canicule qui frappe l'Angleterre en ce mois d'août 1935, la jeune Briony a
trouvé sa vocation : elle sera romancière. Finis les contes de fées et les mélodrames de l'enfance. Du haut de ses treize ans, elle voit dans le roman un moyen de déchiffrer le monde. Mais
lorsqu'elle surprend sa grande sœur Cecilia avec Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve aux désirs des adultes va provoquer une tragédie. Trois vies basculent et divergent, pour ne se
recroiser que cinq ans plus tard, dans le chaos de la guerre, entre la déroute de Dunkerque et les prémices du Blitz. La brutalité du réel va faire mûrir Briony. Mais est-il encore temps d'expier
un crime d'enfance ?
Je me fais souvent la réflexion (et je pense que je ne suis pas la seule, non ?
) qu'il est beaucoup plus simple d'expliquer pourquoi on n'a pas aimé un livre plutôt que l'inverse. Peut-être
est-il plus facile de pointer du doigt les défauts concrets qui ont gêné notre lecture que de parler d'une ambiance, d'un sentiment général, un tout qui fait que le livre devient un coup de
coeur. Ian McEWAN décrit à merveille les sentiments de ses protagonistes, leur questionnements, leurs errances et même
leurs ébats (j'ai trouvé la scène du "coin tranquille dans une bibliothèque" extrêmement sensuelle). Il trouve les mots justes et le lecteur comprend
ainsi chaque acteur de l'histoire le plus intimement possible. Il sait mettre en lumière ses principaux personnages, sans toutefois laisser totalement dans l'ombre les personnages secondaires,
mais en les éclairant juste assez pour que l'attention se recentre sur Briony, Cecilia et Robbie. Le récit est divisé en 4 parties. La première noius présente le déroulement de cette journée de canicule où tout a
basculé, adoptant tour à tour le point de vue de plusieurs personnages. On sent à chaque mot, à chaque phrase, l'intensité monter mais sans savoir où tout cela va nous mener, excepté que ce sera
dramatique. La 2nde partie se déroule 5 ans plus tard, en pleine retraite des armées britanniques de France. Nous accompagnons
Robbie, jeune soldat, sur les routes de France, marchant, parfois délirant, et surtout réfléchissant, se remémorant les 5 années passées et envisageant son avenir. Cette partie est très émouvante
et dure à la fois car en quelques symboles, Ian McEWAN fait ressortir l'horreur de cette guerre s'abattant gratuitement sur des civils innocents. Ensuite, vient le récit de Briony, en 1940, récit qui à mes yeux constitue la clé de voute de l'ensemble du
roman. L'histoire aurait parfatement pu s'arrêter là et ce roman aurait tout de même été un énorme coup de coeur. Mais Ian
McEWAN rajoute un épilogue, se déroulant en 1999, près de 60 ans après les faits. Et cet épilogue remet tout en question, nous montrant à quel point le romancier a tous les
pouvoirs.
4ème de couverture :Dans différents pays, des hommes font le même rêve d'une femme nue courant dans une ville inconnue. Au réveil, ils se lancent à sa recherche et se
retrouvent au même endroit. Ils décident d'y construire la cité de leur rêve, Zobéïde.
Italo Calvino rêve que Marco Polo lui raconte ses voyages. Dorothée, Isaura, Octvie, Phyllide : chaque ville porte le nom d'une femme mystérieuse. Des villes inoubliables, qui n'ont leur place
dans aucun atlas.
Pour moi qui ne suis pas du tout d'un caractère contemplatif, l'arrivée de ce livre dans le cadre de la Chaîne des Livres me faisait un peu peur. Quand j'ai vu dès
le départ que je n'accrochais pas aux trop courtes descriptions de villes, j'ai décidé de lire quelques pages de temps en temps. J'ai donc plus feuilleté ce livre que réellement lu.
Mon appréhension s'est vue confirmée, ce genre d'ouvrage descriptif n'est pas fait pour moi mais je comprends tout à fait l'engouement qu'il peut susciter chez d'autres lecteurs, notamment chez
Chimère qui l'a proposé pour la
chaîne.
4ème de couverture : Il y a
ceux qui veulent rejoindre les États-Unis coûte que coûte, parfois même au prix de leur vie. Et celles qui veulent parcourir le chemin inverse pour démanteler les réseaux qui jettent sur les
côtes des cargos chargés d'hommes. Mais il ne suffit pas d'aller à Shanghai pour contrer les puissantes triades. Car la donne est embrouillée, comme le sont les relations... internationales.
Washington doit ramener la femme d'un passeur chinois, Pékin veut sauver la face, la femme du passeur a disparu; et le camarade inspecteur Chen, appelé à l'aide par le Parti, n'entend pas lâcher
une affaire en cours pour les beaux yeux du FBI.
3ème étape : l'Asie ! J'avais déjà lu une des aventures de l'inspecteur Chen (Mort d'une héroïne rouge) que j'avais bien
aimé alors le Défi Littérature Policière sur les 5 Continents m'a fourni l'occasion de lire la suite. Nous retrouvons ici l'inspecteur Chen, "cadre du Parti à l'avenir prometteur", bon policier, bourré
de qualités humaines et également poète à ses heures, dans une situation un peu particulière. En effet, il doit mener la 1ère enquête conjointe entre la Chine et les Etats-Unis. Pour celà, Chen doit collaborer avec une enquêtrice américaine,
agent du FBI. Mais très vite, il comprend que ce que lui demandent ses supérieurs, c'est surtout de jouer le guide touristique pour sa coéquipière et lui montrer la Chine sous son jour le plus
favorable. J'ai aimé cet aspect de l'enquête, le regard lucide de QIU Xiaolong sur la Chine mais également les Etats-Unis, les "prises de bec" lorsque chacun
défend les convictions de son pays. J'ai aimé aussi la manière dont ils arrivent à faire de leurs différences une synergie pour mener à bien l'enquête. Sans oublier bien sur les personnages secondaires toujours aussi intéressants : le Vieux Chasseur, l'inspecteur Yu, le secrétaire du Parti Li... Et
la description des us et coutumes de la Chine, pays que je connais très peu. Par contre, petit bémol, ce qui m'avait charmé par son originalité lorsque j'ai lu Mort d'une héroïne rouge, m'a agacée dans ce roman. Il s'agit du
penchant poète de l'inspecteur Chen. Ces envolées lyriques au beau milieu d'une investigation policière m'ont semblé cette fois-ci inappropriées, déplacées et
ennuyeuses...
4ème de couverture : La magie, c'est les tours de passe-passe des champs de foire et les numéros de music-hall, mais d'abord c'est la " pensée
magique ". Venue de loin et secrète, elle reste parmi nous comme une " science " des mystères : le désir y est plus fort que les contraintes du réel. Or le cinéma a été et reste proche de la
magie sur ces deux registres, et il en tire une grande partie de sa puissance et de son " évidence " culturelles. Ce livre propose une exploration magistrale de ces profondeurs méconnues. Bien
au-delà des liens qui unissent avec Méliès le septième art naissant et la prestidigitation, la magie, entre effets spéciaux et création de personnages (vampires, femmes panthères...), ne cesse
d'occuper cette toile où viennent nous piéger, pour notre plus grand délice, ces modes de pensée dits " archaïques " auxquels nous sommes supposés avoir renoncé. Cette empreinte du magique qui
colore passé et présent du cinéma, d'Epstein, Murnau, Dreyer, Welles et Cocteau à Resnais, Oshii, Lynch, Chabrol, Van Sant, ou Weerasethakul, en oriente aussi l'avenir, avec toutes les ressources
offertes par les évolutions technologiques.
Comme j'aime beaucoup le cinéma et que je suis de plus mariée à un cinéphile (à la maison, c'est bataille entre livres et DVD et je suis au regret de vous
annoncer que depuis 4 ans, les DVD ont gagné après une suprématie incontestée de 2 ans des livres -bon et maintenant les Playmobil viennent d'attaquer les DVD pour envahir leur territoire...
), j'ai immédiatement choisi cet ouvrage dans la liste de titres qui m'ont été proposés pour lecture par
Ulike.
Malheureusement, je n'ai pas été à la hauteur de la connaissance cinématographique de l'auteure. Je ne connaissais pas la plupart des films ou réalisateurs cités en référence ou bien, j'en
avais une connaissance trop sommaire pour saisir le sens de sa réflexion. De plus, j'ai buté assez souvent sur des mots que je ne comprenais pas (et pourtant, je ne suis pas en panique
dès que je vois un mot de plus de 3 syllabes... ).
Autre petite déception assez infantile mais tout de même présente : pour un ouvrage sur le cinéma, je pensais qu'il y aurait des images ou des photos mais non...
Bref, je pense que cet ouvrage est destiné à un lectorat plus averti que je ne le suis.
Je remercie toutefoisUlikeet les éditionsArmand Colinpour m'avoir gracieusement envoyé ce livre.
4ème de couverture : Lincoln Perry gère tranquillement son agence de détectives lorsque l'inspecteur Targent commence à s'intéresser à lui: l'avocat
Alex Jefferson vient d'être assassiné et, trois ans plus tôt, Perry l'avait rossé pour avoir épousé son ex-fiancée, Karen. Perry s'était alors fait virer de la police. Temporairement hors de
cause, Perry est contacté par la veuve de l'avocat qui veut retrouver Matthew, le fils d'Alex séparé de sa famille depuis cinq ans. Celui-ci doit hériter de huit millions de dollars. Sauf que ce
qui semblait se réduire à une simple recherche de personne disparue tourne vite au cauchemar aussi bien pour Perry que pour Matthew. Dans un milieu où ceux qui font de grosses affaires fraient
souvent avec des individus peu recommandables, tout indique qu'on suit de près l'enquête de Perry dans le but de ne pas la voir aboutir.
Ayant découvert il y a peu les polars "nordiques", je m'étais presque déshabituée des polars américains où le héros
se retrouve passé à tabac et menacé d'une arme avant la 100ème page et où tous les personnages sont avocats, flics, détectives ou journalistes. Mais je ne renie absolument pas mon goût pour ce genre de romans policiers. Et celui-ci en est un bon cru à mon goût. Les personnages sont intéressants, pas caricaturaux, ce qui devient selon moi un écueil de plus en plus fréquent. L'intrigue se tient et l'enquête
se déroule progressivement sans rebondissement irréaliste ni temps mort. Ce polar ne sort pas spécialement du lot mais il m'a tout simplement fait passer un très bon moment de lecture pour lequel je remercie Chez les filles et les éditions Seuil.
Vous l'avez dit